Le bonus moyen chez BNP Paribas dépasse de moitié celui de SG CIB
En matière de bonus aussi, la Société Générale se fait distancer par BNP Paribas. La banque de La Défense a accordé cette année 728,7 millions d’euros de rémunération variable au titre de 2010 à ses collaborateurs exerçant des activités susceptibles d’affecter son profil de risque, selon un document publié sur son site. Ils sont 3.663 à en avoir bénéficié, dont 74 dans le pôle gestion d’actifs et tous les autres chez SG CIB, la banque de financement et d’investissement (BFI).
On est donc en deçà du gros milliard d’euros de bonus annoncé pour 2010 par BNP Paribas. L’écart, qui s’explique en valeur absolue par la différence de taille entre les deux BFI, est plus frappant à l’échelle individuelle. Les heureux élus de BNP Paribas ont droit, en moyenne, à un bonus de 291.296 euros, dont une partie a été versée en mars. Soit 46% de plus qu'à la Société Générale, où le bonus moyen tombe à 198.908 euros.
«La Société Générale a accru le périmètre de sa population régulée de 41%, afin de se conformer pleinement à la nouvelle réglementation, explique la banque, qui avait l’an dernier publié ces données pour 2.600 collaborateurs. Le montant moyen de variable versé au titre de 2010 en mars 2011 a baissé de 14,7% par rapport à 2009.» Chez BNP Paribas, au contraire, le périmètre a été réduit de 3.972 à 3.464 collaborateurs pour coller à la réglementation européenne de 2010.
Sur les 729 millions de bonus à la Société Générale, la part différée atteint 418 millions, soit près de 60% du total. Cette part oscille entre 40% et 70% selon les individus en fonction de la nature de leurs activités et du montant du bonus. Par ailleurs, les deux parties variables (immédiate et différée) sont payables à la fois en cash et en actions Société Générale ou en instruments équivalents représentant la performance du groupe. «La part versée immédiatement en espèces est limitée à 30% pour les salariés ayant individuellement un impact significatif sur le profil de risque du groupe, voire 15% pour les rémunérations variables les plus élevées», précise ainsi la banque.
Le versement de la part différée dépend de critères de performance différents selon les fonctions. Pour la BFI, il s’agira à la fois du résultat d’exploitation de l’ensemble du pôle, et de celui de la ligne métier où travaille le salarié. En gestion d’actifs, le coût des risques servira d’arbitre. Pour les fonctions de contrôle, il s’agira du résultat net du groupe.
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