Lazard signe un premier semestre record dans presque tous ses métiers
Le semestre de tous les superlatifs. Lazard ne s’est pas privé hier de souligner le niveau d’activité «record» enregistré par presque tous ses métiers au deuxième trimestre, mais aussi sur l’ensemble du premier semestre. La banque américaine affiche des revenus inédits de 1,11 milliard de dollars (824 millions d’euros) au cours des six mois écoulés, en hausse de 20% sur un an et supérieurs aux attentes. Couplés à la maîtrise des charges, ils permettent à Lazard de publier un bénéfice semestriel en progression de 43%, à 85 millions de dollars.
Faisant désormais jeu égal avec le conseil financier, la gestion d’actifs croît de 14%, à 548 millions de dollars et atteint son plus haut niveau d’encours. En hausse de 25%, ses 205 milliards de dollars d’actifs sont portés tant par l’appréciation des marchés actions que par la collecte. Dynamique à la fois dans les actions et les produits de taux, celle-ci atteint 5,6 milliard de dollars au cours du semestre, contre 5,1 milliards de sorties nettes un an plus tôt.
Les métiers du conseil progressent de 7% seulement au deuxième trimestre, mais de 20% sur l’ensemble du semestre, à 556 millions de dollars. Le contexte est porteur: au plus haut depuis 2007, les opérations de fusions-acquisitions ont bondi de 75% sur un an, selon Thomson Reuters et Bloomberg. Lazard s’est notamment illustrée dans le rachat d’Oriental Brewery par Anheuser-Busch InBev pour 5,8 milliards de dollars, la vente de Maroc Telecom par Vivendi (4,2 milliards d’euros) et l’opération Carrefour-Klépierre (2,7 milliards d’euros). En France, la banque d’affaires retrouve la deuxième place du classement de L’Agefi des opérations bouclées au premier semestre, derrière BNP Paribas. Sur l’ensemble de 2013, elle était seulement cinquième. Parmi les grosses opérations du moment, Lazard conseille Lafarge dans sa fusion avec Holcim (29,6 milliards d’euros) et Vivendi dans la vente de SFR à Numericable (17 milliards).
Les revenus des fusions-acquisitions ont toutefois reculé de 2% entre le premier et le deuxième trimestre, mais ce léger reflux est compensé par le dynamisme du conseil en levée de dette et de capitaux. Autre métier secondaire, la restructuration financière décroche. Au deuxième trimestre, elle reflue de 10% sur un an et de 31% sur trois mois, «en ligne avec le faible niveau d’activité du secteur». La banque est toutefois active sur plusieurs dossiers emblématiques du marché français, comme Apcoa et Partouche.
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