L’attaque de deux pétroliers en mer d’Oman ravive les tensions sur l’or noir
Deux pétroliers ont été attaqués jeudi en mer d’Oman près du détroit d’Ormuz, un mois après un incident similaire, ont fait savoir leurs compagnies, ce qui a provoqué une flambée de 4% des cours du pétrole. L’un des deux pétroliers évacués par leurs équipages, le Front Altair, a coulé selon l’agence de presse iranienne Irna, alors que ses cuves contiennent 75.000 tonnes de naphte, un hydrocarbure inflammable. Selon son armateur, le taiwanais CPC, il semblait « avoir été touché par une torpille ». La firme singapourienne BSM Ship Management a quant à elle annoncé que le Kokuka Courageous a également été la cible d’une « attaque présumée », mais n’a pas été endommagé. La flotte américaine basée à Bahreïn avait reçu deux appels de détresse ce jeudi matin.
Cette double-attaque intervient alors que les cours du pétrole avaient poursuivi mercredi leur forte baisse initiée le 20 mai à cause d’une nouvelle hausse inattendue des stocks américains. L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) doit également, a priori, reconduire fin juinson accord de six mois avec la Russie et d’autres pays producteurs afin de réduire le pompage pour soutenir les prix, mais dans une ambiance tendue avec Téhéran après que les Etats-Unis et l’Arabie saoudite ont soupçonné l’Iran de soutien aux attaques terroristes revendiquées début mai par un groupe yéménite houthi contre des infrastructures pétrolières saoudiennes.
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