L’Apec tente d’afficher un front uni face à la crise européenne
Les dirigeants des pays du pourtour de l’océan Pacifique se sont engagés à abaisser les tarifs douaniers entre eux afin de favoriser la croissance mondiale tout en se mettant à l’abri des retombées de la crise de la dette dans la zone euro.
Les Etats-Unis étant parvenus à réunir une participation plus élevée que prévue à leur projet de Partenariat transpacifique (TPP), les 21 membres du forum économique Asie-Pacifique (Apec) se sont tournés vers la lutte contre les «risques baissiers notables» pesant sur l'économie mondiale. Peu avant la publication du communiqué final du sommet, Barack Obama avait appelé au développement des relations commerciales, présentées comme l’antidote aux difficultés budgétaires européennes. Dans le document commun, les dirigeants évoquent une «ère d’incertitude», non seulement du fait de la crise européenne mais aussi des catastrophes naturelles, telles que le séisme du 11 mars au Japon.
Le communiqué exprime également une volonté forte «de soutenir une croissance solide, durable et équilibrée de l'économie régionale et mondiale». Ces termes font directement référence au reproche adressé par les Etats-Unis à la Chine et à son excédent commercial massif vis-à -vis de Washington.
Autre signe de l’influence des demandes américaines, le document final mentionne l’engagement de l’Apec, quoiqu’en des termes imprécis, à réduire les tarifs douaniers sur les biens et services environnementaux, malgré l’opposition de Pékin à cette idée.
Des divergences persistent toutefois concernant certains aspects des échanges commerciaux et du marché des changes, comme l’ont illustré les tensions entre les Etats-Unis et la Chine. Dans son allocution finale, Barack Obama a de nouveau appelé Pékin à laisser le cours du yuan s’apprécier plus rapidement, et souligné que les Etats-Unis continueraient de presser les dirigeants chinois d’honorer leurs obligations commerciales. Selon le président américain, les économistes estiment pour la plupart que la valeur du yuan reste sous-évalué de 20% à 25%.
Pour les Etats-Unis, la principale réussite du sommet est le lancement des discussions sur le futur Partenariat transpacifique (TPP). Initialement prévu autour de neuf pays, le projet a reçu le soutien samedi du Japon, qui a officiellement demandé à y être associé. Dimanche, le Canada puis le Mexique en ont fait autant. La Chine n’a en revanche pas manifesté son intérêt.
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