L’AMF ne voit pas de raison de fermer les marchés
L’Autorité des marchés financiers (AMF) n’a pas l’intention de fermer les Bourses. Interrogé sur BFM Business sur une possible fermeture, Robert Ophèle, le président de l’AMF, a indiqué que « la réponse est clairement négative ». Selon lui, « d’un point de vue opérationnel, les marchés actions ont montré à ce stade qu’ils fonctionnaient très correctement ».
« Les valorisations des actions ont très fortement chuté avec une volatilité extrême, mais ces marchés sont restés liquides, avec des volumes de transactions exceptionnellement élevés et des valorisations dont rien ne permet de dire qu’elles sont sans rapport avec les incertitudes économiques actuelles », a expliqué le président de l’AMF.
Robert Ophèle rappelle également que le code monétaire et financier donne à l’AMF le pouvoir de fermer les marchés régulés en France. Or, la moitié des volumes sur les valeurs françaises provient de plateformes de courtage situées hors de France ou non régulées par l’AMF.
L’AMF suit ainsi l’avis de plusieurs autres régulateurs. Plus tôt dans la journée, l’autorité britannique des marchés financiers (Financial Conduct Authority, FCA) avait indiqué souhaiter maintenir les marchés boursiers ouverts malgré les chutes de ces derniers jours. « Notre objectif est de continuer à maintenir des marchés ouverts et ordonnés malgré la volatilité actuelle », a déclaré la FCA dans un communiqué.
De son côté, le London Stock Exchange, forcément bénéficiaire de la hausse des volumes, a déclaré qu’il n’envisageait pas de suspendre les négociations, car les entreprises « continuent d’avoir besoin d’un accès au capital ». Le LSE dit qu’il veillera à ce que la fixation du prix des actions soit effectuée de manière équitable et transparente.
Steven Mnuchin, le secrétaire d’Etat au Trésor, s’est également déclaré en faveur de l’ouverture des marchés financiers. Lundi, la Securities and Exchange Commission (SEC), avait également rejeté l’idée d’une fermeture des marchés financiers.
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