L’AFG et l’Aspim défendent la solidité des OPCI
Tandis quel’investissement des épargnants français dans la pierre papier grand public vole de record en record, Pierre Bollon, délégué général de l’AFG, et Arnaud Dewachter, délégué général de l’Aspim, saluent conjointement, dans un communiqué publié ce jeudi «le très remarquable parcours des OPCI depuis une décennie, qui est un signe supplémentaire de l’attente des investisseurs, quel que soit leur type, vers un actif tangible, de long terme et géré suivant les standards les plus exigeants de la régulation.»
L’AFG et l’Aspim publient une étude rendant compte de l’activité de l’ensemble des Organismes de placement collectif en immobilier en 2016. Elle souligne que ces organismes, dont l’actif était négligeable en 2008, ont pu atteindre 78,1 milliards d’euros d’actif brut au 31 décembre 2016, dont 10,4 milliards pour les OPCI dits «grand public» (destinés aux particuliers). Pour ces derniers, les encours ont doublé entre 2015 et 2016. Et le mouvement continue, puisque la collecte des 13 OPCI «grand public» s’est accrue de 36% au premier semestre.
Logiquement, les OPCI prennent une place croissante dans la détention de l’immobilier d’investissement. Leur part est passée de 12% fin 2013 à 19,5% fin 2013. Seules les SIIC (sociétés d’investissement immobilier cotées) ont, elles aussi accru leur part du marché. Au 31 décembre 2016, 101 sociétés de gestion détenaient un agrément pour gérer des actifs immobiliers, contre 68 fin 2013. 43 sociétés sont en charge de 279 OPCI, dont 13 «grand public». Huit sociétés de gestion, dont l’actif détenu en OPCI dépasse pour chacune d’elles 3 milliards d’euros, détiennent 72% de l’actif total. La concentration est également sensible s’agissant des OPCI «grand public». Sur un total de 10,3 milliards, 55% sont détenus par Amundi, 23% par Axa.
Le rapport souligne la prudence de la politique d’investissement, avec une «liquidité assurée». Seule la moitié de l’actif brut des OPCI «grand public» est constitué d’immobilier. Le reste est investi en liquidités, obligations, et autres valeurs mobilières. S’agissant de l’investissement immobilier, il est constitué pour 67% de bureaux, 14% de commerces, et 9% de cliniques et autres maisons de santé. 62% de cet actif se trouve en région parisienne, et 19% à l’étranger.
Quant aux OPCI dits «professionnels», ils sont détenus pour près de la moitié des assureurs mutualistes, 14% par des entreprises et 11% par des fonds.
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