La Société Générale a souffert sur les marchés fin 2009
Le redressement des résultats de SG CIB, la banque d’investissement de la Société Générale, en 2009 cachait des éléments peu rassurants que le marché n’avait pas manqué de relever, lors de la publication des comptes annuels de la banque en février dernier. L’un d’eux concernait le fort recul des revenus dans le trading en fixed income (taux, change et matières premières) à la fin de l’année: selon les séries trimestrielles (qui donnent un aperçu plus orthodoxe que leur traduction comptable), le produit net bancaire avait reculé de 73% dans cette activité entre les troisième et quatrième trimestres, alors que la moyenne du secteur se situait autour de -45%.
Les résultats quotidiens en trading de SG CIB, tous marchés confondus, publiés dans le rapport annuel 2010, confirment ce constat (voir graphique). L’essentiel des pertes a été réalisé en décembre, comme l’avaient pressenti bon nombre d’analystes: l’activité de SG CIB sur les marchés est dans le rouge trois jours ouvrés sur quatre. Une journée affiche une perte supérieure à 50 millions d’euros.
Le quatrième trimestre avait pourtant bien commencé, avec un mois d’octobre n’affichant que quatre jours de moins-values minimes. Mais la tendance s’est clairement inversée en novembre en nombre de jours - même si les gains compensaient encore largement le montant des pertes.
Nonobstant le fait que la Société Générale a moins profité que la plupart de ses rivales du rebond des marchés en 2009 (surtout dans le fixed income), une analyse sur l’année illustre l’évolution des revenus des banques d’investissement. A l’instar de ses homologues, l’établissement français a réalisé ses gains les plus élevés au premier semestre avec, à cinq reprises, des journées à plus de 100 millions d’euros.
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