«La reconduction des dispositifs FIP ou FCPI me semble inévitable»

Alors que se tient aujourd’hui la conférence annuelle du capital investissement, Hervé Schricke, président de l’Afic, en livre les grands axes
Virginie Deneuville

L’AGEFI: L’Afic organise aujourd’hui sa conférence annuelle au Palais Brongniart. Quels en seront les grands thèmes?

HERVE SCHRICKE: Le thème central de cette journée repose sur l’utilité économique et sociale du capital investissement, qui constitue un accélérateur de croissance dans un contexte économique difficile. L’une de nos valeurs ajoutées est en accompagnant les PME de les soutenir et de les transformer en entreprises intermédiaires et dès lors de contribuer à créer des emplois. La profession fait cependant face à une raréfaction des levées de fonds, notamment dans le capital risque. La reconduction des dispositifs FIP ou FCPI, qui arrivent à échéance fin 2012, me semble dès lors inévitable, quel que soit le futur président de la République. Cette reconduction ne sera toutefois pas suffisante. On observe d’ailleurs une part croissante d’industriels investissant dans des fonds pour mieux intégrer l’innovation des start-up.

Comment voyez-vous évoluer la part de la dette mezzanine dans le financement des opérations ?

Face à la raréfaction de la dette, les investisseurs ont eu un recours accru à la mezzanine, même si les niveaux de volume restent peu comparables. Une commission dédiée à ce financement a ainsi été créée au sein de l’Afic fin 2011. Sa mission est d’informer l’Afic sur les problématiques du secteur et de faire force de proposition.

L’un des débats de la journée porte sur le rôle du FSI (Fonds stratégique d’investissement). Est-il un concurrent ou un acteur complémentaire?

Ma vision est que le FSI a un rôle utile et indispensable. Dans un monde où l’on manque de capitaux, le programme France Investissement, qui met à disposition des capitaux pour investir dans des fonds, est essentiel et joue un rôle moteur pour lever des fonds supplémentaires. La mission du FSI est par ailleurs d’accompagner les sociétés en tant qu’investisseur minoritaire. S’il lui est arrivé de prendre des positions plus concurrentielles, il n’y a toutefois pas plus de concurrence qu’entre acteurs du secteur sur certaines opérations. L’Afic et le FSI cherchent d’ailleurs à plus collaborer. Une annonce pourrait être faite prochainement.

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