La métropole Paris Ile-de-France reste attractive malgré la crise
Qui a dit que la région Ile-de-France n’était pas attractive ? Si la crise économique a provoqué un recul de 5 % des implantations internationales dans les quinze principales métropoles européennes en 2008, Paris Ile-de-France sort du lot en affichant une hausse de 6 %, selon l’étude annuelle réalisée par Ernst & Young pour Paris Ile-de-France Capitale Economique. Paris conserve sa deuxième place, mais réduit son écart avec Londres (voir tableau).
Ce resserrement entre les deux capitales « devrait se poursuivre, et Paris pourrait repasser devant Londres comme en 2005 », anticipe Thierry Jacquillat, président de Paris Ile-de-France Capitale Economique. Sur le seul quatrième trimestre – habituellement le plus actif – le nombre d’implantations a chuté de 54 % à Londres, mais progressé de 34 % à Paris. De plus, l’an dernier, Paris a créé 1.000 emplois de plus que Londres, alors qu’ils étaient au même niveau en 2007.
Par ailleurs, les investissements sont de plus en plus intra-européens. Ils pèsent 55 % des implantations totales (+5 points), contre 27 % pour l’Amérique du Nord (-7 points), 14 % pour l’Asie (+5 points) et 6 % pour les Bric (+3 points)
Ces résultats viennent confirmer l’étude CSA de janvier 2009, où Paris est considérée par les dirigeants internationaux comme la capitale européenne la plus apte à résister à la crise (L’Agefi du 4 février). « Nous sommes mieux placés que Londres pour les trois années qui viennent, mais moins bien positionnés en cas de rebond », confie Thierry Jacquillat.
Enfin, l’association francilienne, en coopération avec son homologue canadienne, Montréal International, s’apprête à lancer une étude sur l’accueil des entreprises étrangères.
Plus d'articles du même thème
-
L’Autorité de la concurrence a autorisé un nombre de concentrations record en 2025
Le gendarme français de la concurrence devrait peu sanctionner cette année, après avoir prononcé pour 379 millions d’euros d’amendes l’an dernier. -
Les taux longs américains échappent à Donald Trump
Les décisions politiques augmentent les risques sur l’inflation et les taux courts. La croissance de l’IA et la défiance générale, synonyme de prime de terme, se retrouvent dans les anticipations sur les taux longs. Résultat, l’administration Trump paraît loin de pouvoir tenir ses promesses sur le niveau des taux. -
BNP Paribas rempile avec But et Conforama et parie toujours sur les partenariats
Unies depuis quatre ans, les deux enseignes du marché de l’ameublement revendiquent 2 millions de clients annuels dont un tiers font appel à une possibilité de financement ou de crédit. Autant de clients possibles pour Cetelem.
ETF à la Une
Les ETF d’actions américaines signent un retour en force au deuxième trimestre
- La nouvelle hausse du Livret A coûtera plus de 800 millions d’euros aux banques
- Le Crédit Agricole a injecté au total plus d’un milliard d’euros dans BforBank
- La Corée, un tigre asiatique qui commence à vieillir
- BNP Paribas et Caceis veulent sortir du métier des services aux émetteurs
- Christine Lagarde pourrait quitter la BCE plus tôt que prévu à cause de la présidentielle française
Contenu de nos partenaires
-
Casse-têtePartenaires sociaux : un réservoir d'idées encore inexploité sur le financement du modèle social
Pourtant experts sur la question, syndicats et patronat peinent à se retrouver pour caler un vrai débat sur le financement du modèle social avant l’élection présidentielle -
DilemmesPrésidentielle : qui osera réformer le modèle social ?
Le modèle social français est une bombe à retardement. Qui sera prêt à la désamorcer ? Les candidats pour 2027 se font encore timides sur les grandes décisions à prendre sur la dépense et la nature du financement -
Volkswagen, toujours en crise, réfléchit à un nouveau plan d'économies
Les salariés s'opposent à la piste, évoquée dans la presse outre-Rhin, de la fermeture de quatre sites en Allemagne