La France échappe à la récession et affiche une croissance de 0,9% en 2023
Le produit intérieur brut (PIB) de la France a stagné au quatrième trimestre par rapport au trimestre précédent, a annoncé mardi l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), dans une première estimation.
Le PIB français avait déjà stagné au troisième trimestre, a précisé l’Insee, qui a révisé l'évolution en hausse de 0,1 point de pourcentage.
Sur la période d’octobre à décembre, la demande intérieure finale, hors stocks, a reculé et contribué négativement de 0,1 point de pourcentage au PIB, après une contribution positive de 0,4 point au troisième trimestre, «du fait de la formation brute de capital fixe (FBCF, -0,7% après +0,2%) et de la consommation des ménages (-0,1% après +0,5 %)», a indiqué l’Insee dans un communiqué.
0,9% de croissance
A l’inverse, le commerce extérieur a contribué à hauteur de 1,2 point de pourcentage au PIB du quatrième trimestre, a indiqué l’Insee. Lors des trois derniers mois de 2023, les importations ont diminué de 3,1%, après un recul de 0,4% au troisième trimestre, tandis que les exportations ont baissé de 0,1%, après avoir fléchi de 0,6% lors des trois mois précédents, a souligné l’Insee.
Sur l’ensemble de 2023, la croissance du PIB a atteint 0,9%, après 2,5% en 2022 et 6,4% en 2021, a indiqué l’Insee. «Cette croissance annuelle provient surtout de la forte hausse au deuxième trimestre 2023, l’activité ayant été stable sur le reste de l’année», a indiqué l’institut.
«A l’issue du quatrième trimestre 2023, l’acquis de croissance pour 2024 s'élève à 0,1%», a ajouté l’Insee.
Hausse de la consommation en décembre
L’Insee a par ailleurs publié la consommation des ménages en biens en France au mois de décembre, qui a augmenté de 0,3% par rapport au mois précédent.
Cette augmentation s’explique par une accélération de la consommation d'énergie, qui a augmenté de 1,7% en décembre après avoir progressé de 1% en novembre en données révisées, ainsi que par une nouvelle hausse, de 0,6% en décembre, de la consommation de biens fabriqués, a précisé l’Insee. La consommation alimentaire a diminué de 0,7% en décembre, après être restée stable en novembre.
En novembre, les dépenses de consommation des ménages étaient ressorties en hausse de 0,6% par rapport à octobre.
Sur l’ensemble du quatrième trimestre, la consommation des ménages en biens a diminué de 0,6%, après avoir augmenté d’autant au troisième trimestre.
A lire aussi: La manne des Jeux olympiques est loin d'être assurée
Plus d'articles du même thème
-
Emmanuel Moulin est proposé comme nouveau gouverneur de la Banque de France
L'Elysée a proposé le nom d'Emmanuel Moulin pour prendre la suite de François Villeroy de Galhau au poste de gouverneur de la Banque de France. L'Assemblée et le Sénat devront maintenant se prononcer sur ce projet de nomination. -
La BCE donne rendez-vous pour une hausse de taux en juin
Alors que les marchés font déjà une large partie du travail de durcissement des conditions financières en anticipant trois hausses de taux cette année, la présidente Christine Lagarde a insisté sur la nécessité d’une "fonction de réaction" de la BCE face à l’inflation. Elle a seulement évité d’ajouter «quelle que soit la suite». -
Le pétrole atteint un plus haut niveau de plus de quatre ans
Mercredi, les cours du pétrole accéléraient sur la perspective d’un blocus prolongé, avec cessez-le-feu. Dans la nuit de mercredi à jeudi, les prix de l’or noir ont battu de nouveaux records sur la perspective de frappes «brèves et puissantes» de l’armée américaine sur les infrastructures iraniennes.
ETF à la Une
La collecte a repris sur le marché européen des ETF en avril
- Un nouveau vent de fronde souffle sur les certificats d’investissement du Crédit Agricole
- La Société Générale tient bon grâce à la banque de détail
- La banque de détail porte les résultats du Crédit Agricole au premier trimestre
- La Société Générale affiche un résultat net trimestriel de 1,7 milliard d'euros
- Le gendarme de l'assurance suspend le courtier Jacques Pilliot
Contenu de nos partenaires
-
Le poids des motsEn s'attaquant à l'« assistanat », Marine Le Pen lisse ses divergences avec Jordan Bardella
En élargissant sa critique de « l’assistanat », marqueur longtemps verrouillé de son discours, Marine Le Pen amorce une redéfinition de son image politique à l’approche de 2027. Un ajustement qui réduit aussi le contraste grandissant avec Jordan Bardella -
Tête baissée« Projet Liberté » de Donald Trump : les risques du passage en force du détroit d'Ormuz
Les escortes américaines de navires commerciaux dans le passage stratégique pourraient bien les exposer encore plus aux tirs des Iraniens -
RadioscopieAudiovisuel public : mauvais rapport, bonnes questions
Aussi contestée soit-elle, la croisade menée par le rapporteur UDR de la commission d’enquête, Charles Alloncle, aura eu un mérite : mettre fin à l’immunité dont jouissaient France Télévisions et Radio France