La croissance française a atteint 2,6% en 2022
La croissance du produit intérieur brut (PIB) de la France a ralenti à 0,1% au quatrième trimestre de 2022 par rapport aux trois mois précédents, a annoncé mardi l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), dans une première estimation. La croissance française avait atteint 0,2% au troisième trimestre, a rappelé l’Insee.
La demande intérieure finale (hors stocks) a contribué négativement à la croissance du PIB au quatrième trimestre (-0,2 point, après +0,9 point au quatrième trimestre), a détaillé l’Insee. A l’inverse, le commerce extérieur a contribué positivement à la croissance du PIB (+0,5 point), après une contribution négative au troisième trimestre, a ajouté l’institut.
En moyenne sur l’ensemble de l’année 2022, le PIB a augmenté de 2,6%, après une hausse de 6,8% en 2021 et un repli de 7,9% en 2020. «L’acquis de croissance pour 2023 s'élève à +0,3% à l’issue du quatrième trimestre 2022», a indiqué l’Insee.
Baisse de la consommation en décembre
L’institut a par ailleurs indiqué que la consommation des ménages en biens avait diminué de 1,3% en décembre par rapport au mois précédent. «Cette baisse s’explique par la diminution de la consommation en produits alimentaires (-1,7%) et en biens fabriqués (-1,7%)», a expliqué l’Insee dans un communiqué. «La consommation en énergie des ménages augmente quant à elle de 0,7%». Pour novembre, la hausse de la consommation des ménages a été révisé à 0,6% sur un mois. Elle avait initialement été estimée à 0,5%.
Inflation en hausse en janvier
Dans le même temps, l’Insee a publié les chiffres de l’inflation en France pour le mois de janvier. L’institut relève dans ses données provisoires une légère augmentation des prix à la consommation pour le premier mois de 2023, à 6% sur un an après 5,9% en décembre.
«Cette légère hausse de l’inflation serait due à l’accélération des prix de l’alimentation et de ceux de l'énergie», tandis que les prix des produits manufacturés «augmenteraient au même rythme que le mois précédent» et que les prix des services «ralentiraient sur un an», a indiqué l’Insee dans un communiqué.
Sur un mois, les prix à la consommation ont augmenté de 0,4% en janvier, après un recul de 0,1% en décembre, du fait notamment de la hausse des prix des produits pétroliers et de l’alimentation, a ajouté l’Insee.
L’indice des prix à la consommation harmonisé a augmenté de 7% sur un an en janvier, après une hausse de 6,7% sur un an en décembre. Sur un mois, cet indice a crû de 0,4% en janvier, après un repli de 0,1% en décembre.
Plus d'articles du même thème
-
La confiance des patrons se met au défi de la méthode Coué
L’enquête de Grant Thornton des dirigeants de PME et ETI révèle un brouillard persistant à l’horizon malgré la bonne humeur de rentrée. -
La dette française s’emballe
Alors que la dette publique française devrait dépasser 120% du PIB en 2027, le spread de la France a largement franchi le seuil symbolique des 100 points de base. Les annonces du gouvernement concernant le budget n’ont pas convaincu. Le risque sur les OAT est jugé asymétrique avec les prochaines élections. -
Le Japon affirme sa normalisation monétaire en remontant ses taux
La Banque du Japon a relevé son principal taux directeur à 1,25%. L’absence de consensus au sein du Comité de politique monétaire laisse toutefois un doute sur le rythme qui sera adopté à l’avenir.
ETF à la Une
Les particuliers français propulsent la collecte des ETF européens vers un nouveau record
- La Société Générale aura du mal à contenter tout le monde avec son nouveau plan
- Le plan stratégique de la Société Générale fait la part belle à la réduction des coûts et à la croissance
- La coûteuse ardoise de la frilosité des épargnants français
- Axa place la conquête au coeur de son nouveau plan stratégique
- Les banques ne seront pas désintermédiées, elles seront tokenisées
Contenu de nos partenaires
-
AgismeAu Maroc, des élections législatives sans jeunes
Le pays vote mercredi pour renouveler le Parlement, mais les revendications de la jeunesse exprimées pendant le mouvement Gen Z 212, et rappelées après les événements de Ceuta, sont totalement passées au second plan -
OusteLoyers impayés : le ras-le-bol des propriétaires
Face à la hausse des loyers impayés, certains propriétaires bailleurs paient leurs locataires pour les voir quitter les lieux. Plutôt que de subir de longues procédures judiciaires... -
Les bons comptes...Au procès de Rachida Dati, les confessions d'une eurodéputée intermittente
La maire du 7ᵉ arrondissement et ancienne ministre de la Justice, jugée pour avoir perçu 900 000 euros entre 2010 et 2012 de Renault-Nissan, assure qu'elle était l'avocate du constructeur mais certainement pas eurodéputée-lobbyste