La Fed doit-elle prendre en compte les inégalités de revenu dans sa politique monétaire ?
Dans un nouveau rapport publié le 23 août, Standard and Poor’s s’interroge sur les conséquences des inégalités de revenu sur la politique monétaire américaine.
Publié le
Benjamin Poyet
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Bloomberg
Afin de rendre la politique monétaire de la Réserve Fédérale (Fed) plus efficace, Standard and Poor’s propose de prendre en compte les inégalités de revenus dans les décisions de politique monétaire.
Les auteurs de l'étude admettent que la Fed a permis de stimuler l’économie américaine après la crise financière, et que la politique de Quantitative Easing (QE) pourrait avoir permis de créer 1,9 million d’emplois et d’augmenter le PIB réel de 350 milliards de dollars. Toutefois, le rapport met en exergue un obstacle à la politique de la Fed à long terme.
Les objectifs de la Fed sont doubles, rappelle Standard and Poor’s : la politique monétaire doit assurer la stabilité des prix et stimuler la création d’emplois. Mais ces objectifs ne prennent pas en compte les inégalités de revenu qu’ils engendrent. « Le QE, en étant positif pour l’économie en général, peut générer des bénéfices disproportionnés pour les propriétaires d’actifs financiers (actions et obligations) - c’est-à-dire ceux relativement riches – et peut donc renforcer les inégalités » notait Paul Sheard, économiste en chef de Standard and Poor’s.
Les inégalités ont explosé après la crise financière aux Etats-Unis et la politique de Quantitative easing menée par la Fed a pu soutenir dans une certaine mesure cette tendance, estime l’agence Standard and Poor’s. « A cause de l’augmentation de la concentration de la richesse » au bénéfice des détenteurs d’actifs, note le document, « les canaux de transmission [de la politique monétaire] sont devenus moins efficients ». Alors que « dans des conditions normales, des coûts d’emprunts plus bas ont tendance à dynamiser les dépenses de consommation (et donc l’activité économique), en prenant en compte la propension marginale à consommer », la montée des inégalités et la concentration des richesses annihilent la stimulation économique via la consommation.
Les ménages les plus modestes ont une propension marginale à consommer plus élevée et n’ont que des revenus restreints. De leur côté les ménages plus aisés ont, proportionnellement, une propension à consommer plus faible et voient leurs revenus croître. Dans ces conditions, la politique monétaire n’est donc plus efficace, une relance monétaire ne permettant pas structurellement de relancer la consommation.
Les panélistes interrogés par L’Agefi anticipent dorénavant deux hausses de taux de la Banque centrale européenne (BCE), et potentiellement une pour la Banque d’Angleterre (BoE). Ils confirment également que la Fed ne devrait plus baisser les siens, ce qui fait remonter les taux longs.
Pressée de remonter son taux directeur à cause du retour de l’inflation, la banque centrale japonaise pourrait modérer le rythme de ses rachats d’obligations pour en atténuer les effets.
Portée par la flambée des cours de l’énergie, la hausse des prix est à son plus haut niveau depuis trois ans aux Etats-Unis. Les dépenses de consommation PCE et le PIB restent également en croissance, mais pas les revenus des ménages Américains. Ce qui oriente plutôt la Fed vers un statut quo monétaire.
Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
Un deuxième titre européen consécutif et de nouveaux débordements. A l’occasion de la victoire du PSG en finale de la Ligue des champions contre Arsenal, « plus de 890 interpellations » ont eu lieu samedi et dimanche, a annoncé Laurent Nuñez, lundi 1er juin. Un nombre « en hausse de plus de 45 % » par rapport aux violences survenues en marge du premier sacre des Parisiens en C1 l’an dernier, a indiqué le ministre de l’Intérieur sur France Inter, précisant que « 178 » policiers et gendarmes avaient été blessés durant le week-end.