La croissance du PIB britannique déçoit
L’économie britannique a progressé de +3,6% au cours des trois mois à fin mai, moins que les prévisions du marché qui attendaient plutôt +3,9%. Et ce, malgré la levée des restrictions dans les écoles, les magasins, restaurants et bars.
En ne considérant que le mois mai, au cours duquel les zones intérieures des lieux d’accueil ont rouvert, l’économie a progressé de +0,8% (après +2% en avril), la moitié de ce que qu’indiquaient les prévisions du marché avec un gain de +1,5%.
Le secteur des services a connu une croissance de +0,9% bien plus faible que prévu, malgré un énorme bond mensuel (+37,1%) pour les services d’hébergement et de restauration. Mais bien d’autres services ont vu leurs ventes chuter (supermarchés, services éducatifs, services de santé), et la production industrielle n’a augmenté que de 0,8% avec la pénurie de puces affectant toujours (comme en Allemagne) les constructeurs automobiles, a déclaré l’ONS. La construction s’est également contractée de -0,8% par rapport à avril, touchée par le quatrième mois de mai le plus pluvieux depuis 1862.
Cela a surpris les analystes qui s’attendaient à ce que le rythme de la reprise ralentisse, mais pas aussi rapidement a déclaré Paul Dales, économiste chez Capital Economics.
L’économie britannique reste 3,1% au-dessous des niveaux d’avant la pandémie.
Le Premier ministre Boris Johnson prévoit de lever la plupart des restrictions restantes du troisième verrouillage le 19 juillet, après un déploiement rapide des vaccinations contre le covid-19, mais avec de nouveaux risques si les cas de variant Delta de continuent de s’accélérer comme ces dernières semaines avec désormais plus de 150.000 contaminations hebdomadaires.
La livre sterling a légèrement baissé après la publication des chiffres. La Banque d’Angleterre (BOE) s’attend à ce que l’économie britannique progresse de +7,25% en 2021, la croissance annuelle la plus rapide depuis 1941. L’année dernière, la production avait plongé de près de 10%, la plus forte baisse en plus de 300 ans.
Plus d'articles du même thème
-
Les ventes de détail ont rebondi en mars au Royaume-Uni
Les achats anticipés de carburants avant la hausse des prix liée au conflit au Moyen-Orient ont soutenu ce rebond, également porté par les ventes de vêtements. Mais cette embellie n’est peut-être pas durable. -
Le climat des affaires tombe à un plus bas de six ans en Allemagne
L'indice IFO a reculé à 84,4 en avril, soit son niveau le plus faible depuis mai 2020. -
L’Italie de Giorgia Meloni présente un bilan économique mitigé
Après bientôt quatre ans de gouvernement Meloni, presqu’un record pour le pays, l’Italie se retrouve à nouveau face à ses problèmes structurels.
ETF à la Une
Les investisseurs en ETF se détournent des actions européennes
- La banque Delubac taille dans ses effectifs pour faire face à des difficultés financières
- Bouygues Telecom, Orange et Iliad engagent une consolidation historique des télécoms
- Cofidis poursuit sa route aux côtés du Crédit Mutuel Alliance Fédérale
- Apple garde l'innovation produit au centre de sa stratégie avec John Ternus
- Tim Cook annonce son départ d’Apple
Contenu de nos partenaires
-
Milan : Le Salone del Mobile, nouvelle scène stratégique du luxe
Pendant plus de soixante ans, Milan appartenait aux éditeurs italiens. Une scène maîtrisée, codifiée, où B&B Italia, Cassina ou Poltrona Frau dictaient le tempo du design mondial. Cette époque n’a pas disparu — elle s’est diluée. Car désormais, ce sont les maisons de luxe qui occupent le terrain, transformant la Milan Design Week en une extension de leur territoire symbolique. -
G7 environnement Paris : pourquoi le climat a été écarté pour obtenir un accord avec les Etats-Unis
La ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, experte de la diplomatie climatique, salue des « résultats exceptionnels » après avoir essuyé des critiques sur sa méthode pragmatique -
Blame gameMidterms : Donald Trump et le Parti républicain en eaux troubles
En pleine préparation des midterms, les républicains affrontent une accumulation de mauvaises nouvelles : défaite en Virginie dans la guerre du redécoupage électoral, inflation en hausse et impopularité croissante de Donald Trump