La croissance économique de la zone euro se fera à un rythme plus rapide que prévu en 2023 et en 2024, grâce au dynamisme de l’Italie et de l’Espagne, mais l’inflation restera soutenue, montrent les prévisions de la Commission européenne publiées lundi.
L’exécutif européen table pour la zone euro dans son ensemble sur une augmentation du produit intérieur brut (PIB) de 1,1% cette année et de 1,6% en 2024 alors qu’en février, il prévoyait des chiffres de 0,9% et 1,5% respectivement.
«L'économie de l’Union européenne gère remarquablement bien l’ajustement aux chocs provoqués par la pandémie et l’agression de l’Ukraine par la Russie», a déclaré la Commission.
«L’année dernière, l’UE a réussi en grande partie à se sevrer du gaz russe. La modeste croissance enregistrée au premier trimestre a dissipé les craintes d’une récession cet hiver, qui semblait inévitable il y a seulement quelques mois», a-t-elle poursuivi.
Taux de chômage en baisse
«De plus, les données d’enquête suggèrent que, bien que timide, l’expansion devrait se poursuivre au deuxième trimestre. Les résultats meilleurs que prévu au début de l’année permettent de légèrement relever les prévisions de croissance économique de l’UE», a déclaré la Commission.
Une économie plus forte qu’attendu, avec un taux de chômage attendu stable à 6,8% en 2023 puis à 6,7% en 2024, implique également une inflation plus élevée, à 5,8% en 2023 et 2,8% en 2024, contre 5,6% et 2,5% prévu en février.
«Des hausses de salaires plus soutenues sont attendues en raison des tensions persistantes sur les marchés du travail, des fortes augmentations du salaire minimum dans plusieurs pays et plus généralement de la pression exercée par les salariés pour regagner du pouvoir d’achat», a déclaré la Commission.
Elle entrevoit un déficit budgétaire de la zone euros à 3,2% du PIB cette année, contre 3,6% en 2022, puis à 2,4% du PIB en 2024, ce qui est nettement inférieur au plafond de déficit public fixé par les règles européennes à 3%.
Le taux d’endettement des 20 pays ayant adopté la monnaie unique devrait également refluer et s'établir à 90,8% du PIB en 2023, contre 93,1% l’année dernière, avant de tomber à 89,9% en 2024, selon la Commission.
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Mais ce n’est pas encore le cas de l’inflation, pour diverses raisons. Et encore moins si le choc géopolitique devait se transformer en un véritable choc pétrolier, «à l’ancienne».
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