La Commission européenne lance des enquêtes contre Apple
La Commission européenne a annoncé mardi avoir ouvert des enquêtes formelles sur le groupe technologique américain Apple, soupçonné de pratiques anticoncurrentielles. Cette procédure suit une plainte déposée l’an dernier par Spotify, concurrent d’Apple dans le streaming de musique.
Ces enquêtes visent à « apprécier si les règles imposées par Apple aux développeurs concernant la distribution d’applications via l’App Store enfreignent les règles de concurrence de l’Union européenne » et concernent l’application de ces règles à toutes les applications qui rivalisent avec les services d’Apple dans l’Espace économique européen (EEE), a précisé la Commission.
« Les enquêtes portent plus particulièrement sur l’utilisation obligatoire du système d’achat intégré propriétaire d’Apple et sur les restrictions de la capacité des développeurs à informer les utilisateurs d’iPhones et d’iPads de possibilités d’achat moins coûteuses en dehors des applications », a expliqué Bruxelles dans son communiqué.
« Nous devons veiller à ce que les règles d’Apple ne faussent pas la concurrence sur les marchés où cette entreprise est en concurrence avec d’autres développeurs d’applications, par exemple avec son service de diffusion de musique en continu Apple Music ou avec Apple Books. J’ai donc décidé d’examiner de près les règles de l’App Store d’Apple et leur conformité avec les règles de concurrence de l’Union », a déclaré Margarethe Vestager, vice-présidente de la Commission européenne en charge de la concurrence, citée dans le communiqué.
Apple s’est dit déçu que la Commission donne suite à des plaintes d’entreprises qui veulent tirer profit de ses conditions d’utilisation. « Il est décevant que la Commission européenne donne suite à des plaintes sans fondement d’une poignée d’entreprises qui veulent simplement un voyage gratuit et ne veulent pas suivre les mêmes règles que tout le monde », a déclaré le groupe dans un communiqué.
« Nous ne pensons pas que ce soit juste, nous voulons maintenir des règles du jeu équitables où toute personne déterminée et ayant une bonne idée peut réussir », a ajouté Apple.
Dans une autre affaire, le groupe américain avait été condamné en 2016 par la Commission européenne à reverser 13,1 milliards d’arriérés d’impôts à l’Irlande.
Plus d'articles du même thème
-
L’Autorité de la concurrence sanctionne une concentration sous les seuils
Pour la première fois, le gendarme français de la concurrence se fonde sur l’article L. 420-1 du code de commerce qui prohibe les ententes anticoncurrentielles. -
L'offensive de SpaceX dans le mobile fait chuter les opérateurs télécoms en Bourse
Le groupe d'Elon Musk va acquérir un portefeuille de licences de basse fréquence aux Etats-Unis afin de mieux servir le marché des télécommunications mobiles avec son offre satellitaire. -
Paris et Berlin demandent à l’Europe d’agir vite contre la concurrence déloyale
Les deux pays réclament l’activation en urgence des mesures de sauvegarde pour rétablir une concurrence normale, et espèrent entraîner d’autres pays de l’Union, afin de sauver des secteurs industriels en crise. Les derniers chiffres sont inquiétants.
ETF à la Une
Amundi commercialise ses premiers ETF actions gérés activement
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Les OAT décrochent après les troubles en France
- Banquiers et assureurs activent les mesures d’urgence post-mouvements sociaux
Contenu de nos partenaires
-
DoctrineHenna Virkkunen : « L’Europe n'a pas besoin d'être la première sur les modèles d'IA les plus performants »
L'UE doit poursuivre « les investissements dans les modèles de fondation » et ne pas être « dépendante des modèles américains ou chinois », juge toutefois la vice-présidente de la Commission européenne lors d'une rencontre avec l’Opinion -
SuccessionJournal d'une succession, J-188 : un ami qui ne vous veut pas que du bien
Chaque jour, l’Opinion raconte les coulisses de la campagne présidentielle la plus dangereuse de la Ve République. Ames sensibles s’abstenir. -
Think AgainMarine Le Pen n'est pas « prête à gouverner », la preuve par 172 bp
Ce qui cause la crise financière commencée en septembre dernier, ce n’est pas Emmanuel Macron, c’est la candidate du Rassemblement national, donnée, selon les sondages et les probabilités des salles de marché, gagnante