La Commission européenne accuse Amazon de pratiques anticoncurrentielles
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Agefi-Dow Jones
Margrethe Vestager, vice-présidente exécutive de la Commission
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Crédit European Union
La Commission européenne poursuit son offensive contre les Gafa. Après des actions menées contre Apple, Facebook ou Google, Bruxelles a annoncé mardi avoir informé Amazon qu’elle estime, à titre préliminaire, que le géant américain du commerce électronique a enfreint les règles de l’Union européenne en matière de concurrence.
La Commission reproche à Amazon d’utiliser « systématiquement les données commerciales non publiques des vendeurs indépendants actifs sur sa place de marché au bénéfice de sa propre activité de vente au détail, qui est en concurrence directe avec celle de ces vendeurs tiers », a indiqué l’exécutif européen dans un communiqué.
Les services de Margethe Vestager, la vice-présidente exécutive chargée de la politique de concurrence, ont également ouvert une seconde enquête formelle en matière de pratiques anticoncurrentielles au sujet du possible « traitement préférentiel des offres de détail d’Amazon et de celles des vendeurs de sa place de marché qui utilisent les services logistiques et de livraison d’Amazon ».
« Nous devons veiller à ce que les plateformes jouant un double rôle et détenant un pouvoir de marché, comme Amazon, ne faussent pas la concurrence », a commenté Margrethe Vestager. « Les données relatives à l’activité des vendeurs tiers ne devraient pas être utilisées au bénéfice d’Amazon lorsque celle-ci agit en tant que concurrente de ces vendeurs. Les conditions de concurrence sur la plateforme d’Amazon doivent également être équitables », a ajouté la responsable.
L’envoi d’une communication des griefs ne préjuge pas de l’issue d’une enquête. L’ouverture d’une procédure formelle d’examen ne préjuge pas de son issue non plus, a souligné la Commission.
Amazon a réagi à ces annonces, affirmant être « en désaccord avec les affirmations préliminaires de la Commission européenne ». « Nous mettrons tout en oeuvre pour que [la Commission] ait une parfaite compréhension des faits », a poursuivi l’entreprise américaine dans une déclaration transmise aux médias.
« Aucune entreprise ne se soucie davantage des petites entreprises ou n’a fait plus pour les soutenir qu’Amazon au cours des deux dernières décennies », a également souligné le groupe de commerce en ligne.
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