La BCE fait plier les anticipations de rendements européens
Depuis que l’institution a douché les espoirs de hausse de taux avant l’été 2019, le Panel Agefi a revu à la baisse ses prévisions sur le Bund.
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Patrick Aussannaire
Mario Draghi, le président de la BCE, au Forum annuel de la banque centrale le 20 juin à Sintra au Portugal.
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Malgré les indications clés apportées par le Conseil des gouverneurs de la BCE à sa dernière réunion du 15 juin, de nombreuses questions subsistent sur l’orientation qu’elle donnera à sa politique monétaire après l’arrêt de ses rachats de titres à la fin de l’année. Pour l’heure, les panélistes de L’Agefi ont ajusté à la baisse de manière significative les anticipations sur le rendement du Bund 10 ans, et ne tablent plus que sur une hausse d’environ 25 pb d’ici 3 mois et 35 pb à horizon 6 mois par rapport à ses cours actuels. Vitas Vasiliauskas, président de la banque centrale lituanienne et membre de la BCE, a récemment précisé que les discussions sur une hausse des taux durant l’été 2019, ne devraient aboutir à une décision finale qu’à l’automne.
Objectif d’inflation atteint en juin
Dans le même temps, les chiffres publiés vendredi dernier par Eurostat montrent que l’inflation dans la zone euro a atteint son objectif de 2% au mois de juin. Elle le dépasse même désormais à la fois en Allemagne et en France, où elle se situe à 2,1%, ainsi qu’en Espagne à 2,3%. L’Italie a quant à elle commencé à combler son retard sur les autres pays avec un rebond de 0,3 point du rythme annuel de hausse des prix, à 1,4%. Les consensus prévoient que l’inflation atteigne un point haut durant l’été, avant de reculer à un niveau inférieur mais proche du seuil des 2% conformément au mandat de la BCE. Si l’inflation sous-jacente reste faible à 1%, Mario Draghi a indiqué à Sintra (Portugal) le 20 juin que les facteurs pesant sur la hausse des salaires dans la zone euro s’atténuent progressivement.
Compte tenu de l’arrêt programmé des rachats de titres en fin d’année et de l’éloignement des perspectives de remontée des taux, les rumeurs se multiplient concernant la politique de réinvestissements de la BCE. Reuters indique qu’elle pourrait accroître les achats d’obligations longues, et s'écarter de sa clé de répartition pour peser sur les rendements, après la fin du QE. La Bundesbank, qui a vu la maturité moyenne de son portefeuille passer de 8,2 à 6,4 ans depuis début 2017 pourrait se concentrer sur les titres longs émis par le Trésor allemand. «Il ne faudra pas s’attendre à des changements significatifs en termes de stratégie d’achats à moins que les taux ne commencent à s’envoler, ce qui n’empêchera pas le marché de vouloir aplatir un peu plus les parties longues des courbes européennes», estime Natixis.
La Banque centrale européenne (BCE) pourrait, sans doute vers la fin 2026, augmenter de 1% à 2% le ratio des réserves obligatoires (MRR) et relever également les décotes sur les obligations sécurisées conservées pour les banques («retained covered bonds») pour être apportées en garantie. Ces deux mesures réduiraient l’excès de liquidité et, dans le même temps, la capacité des banques à obtenir des financements de la BCE. Avec des répercussions sur leurs futurs besoins.
L’inflation a légèrement augmenté en zone euro en juillet, moins rapidement que dans l’Hexagone. Dans les deux cas, la hausse des prix est notable dans les services - en parallèle du rebond des prix dans l’énergie - ce qui devrait renforcer les arguments en faveur d’une nouvelle hausse des taux de la Banque centrale européenne (BCE) en septembre.
La salve de statistiques officielles publiées jeudi a apporté de bonnes nouvelles sur l’évolution générale de l’économie au deuxième trimestre. La Banque centrale européenne (BCE) sera d’autant plus attentive à l’évolution de l’inflation d’ici à sa réunion monétaire du 10 septembre.
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Par défaut d’entente entre les deux parties, de nouveaux droits de douane de 50 %, voulus par Donald Trump, sont entrés en vigueur, samedi 22 août, sur un certain nombre de produits canadiens. Ottawa imposera des surtaxes d’un même montant, « au dollar près », affirme Mark Carney
« Il vaut mieux mettre fin à la guerre maintenant, alors que nous sommes en position de force et dans la dignité », a estimé le président iranien, Massoud Pezeshkian, vendredi 21 août. De son côté, Washington cherche à renforcer sa guerre économique contre Téhéran