La banque centrale avait réorienté son programme de rachats sur la dernière semaine de février.
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Fabrice Anselmi
Avant même la baisse surprise des taux de la Fed mardi, plusieurs banques centrales avaient commencé à intervenir, comme la Banque centrale d’Australie (RBA), qui a abaissé ses taux à un plus bas historique de 0,50% lundi, ou la Banque du Japon (BoJ) qui a augmenté considérablement ses achats d’ETF actions depuis une semaine. De 22 milliards de yens par jour en moyenne habituellement, les volumes ont été portés à 78 milliards depuis une semaine et 101 milliards lundi. Même la Banque centrale européenne s’est mobilisée. Elle «a accéléré son programme d’achats (QE) sur les obligations corporates face à la violente correction sur la dernière semaine de février : le programme CSPP a représenté 24% du total de ses achats (QE) sur le mois, la plus haute proportion jamais enregistrée, alors que le programme PSPP sur les dettes souveraines n’a représenté que 60%, la plus faible proportion jamais enregistrée», remarque Stéphane Déo, stratégiste de LBPAM.
En conséquence, il a constaté une décoréllation totalement inédite entre l’indice de volatilité sur les actions européennes (VXX) et le moindre écartement des spreads de crédit (voir graphique). La BCE a donc d’autres outils que la baisse des taux pour agir sur le financement de l’économie. Lors de sa réunion du 12 mars, elle pourrait également annoncer une nouvelle opération de TLTRO exceptionnelle ou un assouplissement des conditions des opérations de prises en pension (repo).
La Banque centrale européenne (BCE) pourrait, sans doute vers la fin 2026, augmenter de 1% à 2% le ratio des réserves obligatoires (MRR) et relever également les décotes sur les obligations sécurisées conservées pour les banques («retained covered bonds») pour être apportées en garantie. Ces deux mesures réduiraient l’excès de liquidité et, dans le même temps, la capacité des banques à obtenir des financements de la BCE. Avec des répercussions sur leurs futurs besoins.
L’inflation a légèrement augmenté en zone euro en juillet, moins rapidement que dans l’Hexagone. Dans les deux cas, la hausse des prix est notable dans les services - en parallèle du rebond des prix dans l’énergie - ce qui devrait renforcer les arguments en faveur d’une nouvelle hausse des taux de la Banque centrale européenne (BCE) en septembre.
La salve de statistiques officielles publiées jeudi a apporté de bonnes nouvelles sur l’évolution générale de l’économie au deuxième trimestre. La Banque centrale européenne (BCE) sera d’autant plus attentive à l’évolution de l’inflation d’ici à sa réunion monétaire du 10 septembre.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
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