La BCE a réagi à sa façon face au coronavirus
Avant même la baisse surprise des taux de la Fed mardi, plusieurs banques centrales avaient commencé à intervenir, comme la Banque centrale d’Australie (RBA), qui a abaissé ses taux à un plus bas historique de 0,50% lundi, ou la Banque du Japon (BoJ) qui a augmenté considérablement ses achats d’ETF actions depuis une semaine. De 22 milliards de yens par jour en moyenne habituellement, les volumes ont été portés à 78 milliards depuis une semaine et 101 milliards lundi. Même la Banque centrale européenne s’est mobilisée. Elle «a accéléré son programme d’achats (QE) sur les obligations corporates face à la violente correction sur la dernière semaine de février : le programme CSPP a représenté 24% du total de ses achats (QE) sur le mois, la plus haute proportion jamais enregistrée, alors que le programme PSPP sur les dettes souveraines n’a représenté que 60%, la plus faible proportion jamais enregistrée», remarque Stéphane Déo, stratégiste de LBPAM.
En conséquence, il a constaté une décoréllation totalement inédite entre l’indice de volatilité sur les actions européennes (VXX) et le moindre écartement des spreads de crédit (voir graphique). La BCE a donc d’autres outils que la baisse des taux pour agir sur le financement de l’économie. Lors de sa réunion du 12 mars, elle pourrait également annoncer une nouvelle opération de TLTRO exceptionnelle ou un assouplissement des conditions des opérations de prises en pension (repo).
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