La banque centrale du Royaume-uni a diminué ses taux pour la seconde fois depuis 2020. Elle relève aussi ses prévisions de croissance pour le pays en 2025.
La banque centrale britannique a réduit son taux de 0,25 point
-
Bloomberg
La Banque d’Angleterre a abaissé ses taux d’intérêt jeudi pour la deuxième fois seulement depuis 2020 et a déclaré que les réductions futures seraient probablement progressives, compte tenu de la hausse de l’inflation et de la croissance après le premier budget du nouveau gouvernement.
Son Comité de politique monétaire (CPM) a voté à 8 contre 1 pour ramener les taux de 5% à 4,75%, une majorité plus forte que les attentes d’un sondage Reuters qui prévoyait un vote de 7 contre 2 en faveur d’une réduction.
La livre sterling a profité de cette annonce, grimpant à 1,2932 dollar contre 1,2906 dollar précédemment. Le rendement des obligations souveraines britanniques à deux ans a de son côté baissé d’un point de base, à 4,47%. A la Bourse de Londres, le FTSE 100 reculait de 0,1% peu après 13h.
Plus d’inflation et de croissance
«La Banque d’Angleterre (BoE) a pris la bonne décision en réalisant ce que les marchés attendaient et en réduisant les taux d’intérêt aujourd’hui. Cependant, le rythme des réductions à partir de maintenant a été brouillé par les récents développements politiques. L'économie britannique est désormais confrontée à un certain nombre de courants croisés qui rendent les perspectives de croissance et d’inflation très incertaines», a réagi Zara Nokes, analyste des marchés mondiaux chez JPMorgan AM.
La BoE estime que le nouveau budget britannique présenté fin octobre ajoutera 0,5 point de pourcentage à l’inflation mais aussi 0,75% au PIB. La banque centrale a d’ailleurs relevé ses prévisions de croissance pour le pays de 1% à 1,5% pour 2025.
Bien qu’un peu plus faible qu’attendu, ce chiffre dépasse toujours la cible de 2% de la BCE, ce qui pourrait donner un argument supplémentaire à la banque centrale pour augmenter ses taux dès septembre.
Les forces américaines ont frappé deux rampes de lancement iraniennes sur l’île de Larak, et le président Donald Trump a également parlé d’attaques sur l’île de Kharg. Les Gardiens de la révolution affirment avoir riposté contre deux bases aériennes américaines en Jordanie.
Les Etats-Unis multiplient les initiatives visant à empêcher le marché obligataire de dicter seul le prix de leur dette, relève Didier Borowski, responsable de la recherche sur les politiques macroéconomiques d’Amundi Institute. Un parfum de "répression financière", déjà observée au XXe siècle, plane.
Sur le réseau social X, le ministre des Comptes publics, David Amiel, a assuré que les Français "peuvent continuer à investir, comme aujourd'hui, dans les indices les plus diversifiés".
Si la maîtrise des fondamentaux est affichée comme une priorité politique, l'Education nationale veut tout apprendre : alimentation, lutte contre le harcèlement, conscience écologique...
Après les déclarations de Jean-Philippe Tanguy sur les amendes que le parti souhaite infliger aux femmes voilées dans l'espace public, le RN atténue les contours de sa mesure. La polémique ravive un vieux dilemme lepéniste : comment conserver une promesse plébiscitée par sa base sans effrayer les électeurs du second tour ?