L Capital renforce les ambitions de LVMH dans la région Asie-Pacifique
LVMH cherche ses pépites en Asie. Sa société d’investissement L Capital a ainsi levé un fonds d’un milliard de dollars tourné vers la région Asie-Pacifique. Il s’agit du cinquième véhicule de la société sponsorisée par le géant français du luxe, et le deuxième levé par sa division asiatique.
Dans un entretien accordé au Wall Street Journal, Ravi Thakran, associé chez L Capital Asia et directeur de LVMH pour l’Inde, l’Asie du Sud-Est et le Moyen-Orient, indique que «notre objectif est les zones que nous connaissons bien afin de mettre en lumière notre société mère LVMH». Le fonds cible «les sociétés actives dans le secteur de la mode, le cuir, la beauté et le soin, les vins et spiritueux, les montres et bijoux, la nourriture et les boissons et la distribution spécialisée».
C’est dans cette logique que le groupe LVMH contribuera à hauteur de 10% au fonds. Le reste des capitaux levés proviennent d’investisseurs institutionnels issus du Moyen-Orient, du Canada, d’Europe, des Etats-Unis d’Asie et d’Australie. «Nous aurions aisément pu lever plus d’un milliard de dollars, mais le pire dans le capital-investissement est la dispersion (…), et il y a de gros efforts à réaliser sur chaque investissement. Nous estimons donc que nous n’avons pas intérêt à détenir un portefeuille trop large», ajoute Ravi Thakran.
L’Asie n’est pas la seule région ciblée à l’avenir puisque Ravi Thakran indique qu’un fonds investi aux Etats-Unis pourrait être lancé dans les 24 prochains mois. Avant la dernière levée, la région pesait à hauteur de 47,5% dans le total des actifs de L Capital, équivalent à un milliard d’euros d’actifs investis dans 25 sociétés. Le précédent et premier fonds Asie, d’un encours de 635 millions de dollars, a procédé à des investissements ciblés entre 25 et 100 millions dans 11 sociétés. En Europe, L Capital vient de céder la chaîne Sandro, Maje et Pierlot à KKR.
«Il est juste de dire que nos fonds Asie sont plus importants que nos fonds européens en raison des opportunités existant dans la région», reconnaît ainsi Ravi Thakran. En outre, 45% à 50% de ce nouveau véhicule sera investi en Chine. Et de préciser que la société va privilégier par ailleurs des investissements en Corée du Sud, au Japon et à Taïwan plutôt qu’en l’Inde, marché devenu trop concurrentiel.
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