JPMorgan et Goldman Sachs ont manqué d’air dans le trading
Les banques de Wall Street ont affronté un environnement difficile sur le front du trading au deuxième trimestre. Après le recul de 12% des revenus de la division FICC (fixed income, devises et matières premières) publié lundi par Citigroup, Goldman Sachs et JPMorgan ont fait état hier de trajectoires similaires.
Si les revenus de la division FICC de Goldman Sachs ont diminué de 10% (à 2,22 milliards de dollars), ceux de l’activité «fixed income» de JPMorgan ont décliné de 15% (à 3,5 milliards de dollars) «sur fond de niveaux de volatilité historiquement faibles et d’une activité client moins importante».
L’environnement réglementaire, avec l’entrée en vigueur de la «règle Volcker» prévue dans un an, joue également un rôle important sur le marché.
Ces chiffres sont néanmoins meilleurs que ce que le marché pouvait redouter, puisque JPMorgan avait évoqué au cours du second trimestre un recul des revenus de sa division marchés pouvant atteindre 20%. Le repli s'établit finalement à 14%, pour 4,65 milliards de dollars de revenus. JPMorgan et Goldman Sachs ont souligné toutes les deux une baisse de l’activité dans les actions (-10% pour la première et -13% pour la seconde), les dérivés étant particulièrement touchés par ce ralentissement. En revanche, le trimestre a été porteur pour les activités d’investissement. Les revenus ont progressé de 15% chez Goldman Sachs (à 1,78 milliard de dollars), alors que les commissions ont enregistré une hausse de 3% (à 1,8 milliard de dollars) chez JPMorgan.
Au bout du compte, Goldman Sachs a fait état d’un bénéfice trimestriel de 2,04 milliard de dollars, en hausse de 5% par rapport à la période comparable de 2013. Ses investissements dans les actions ont été particulièrement profitables, à hauteur de 1,25 milliard de dollars sur la période. Pour JPMorgan, le bénéfice recule de 8% à 5,99 milliards de dollars (1,46 dollar par action), mais ressort néanmoins au-dessus des attentes des analystes (1,29 dollar).
Pour la suite de l’exercice, le PDG de JPMorgan Jamie Dimon, présent lors d’une téléconférence avec la presse malgré l’annonce de son retrait momentané pour traiter un cancer de la gorge, a souligné les «signes encourageants» observés à la fin du second trimestre. Chez Goldman Sachs, la direction fait également le gros dos, se démarquant de concurrents tels que Morgan Stanley ou Barclays qui ont amorcé une réduction de la voilure dans le «fixed income».
Plus d'articles du même thème
-
S&P Dow Jones avertit à son tour l’Indonésie et la Turquie
A l’instar du fournisseur d’indices MSCI, S&P DJI menace les deux pays d’une rétrogradation en marché frontière en raison d’un manque de transparence. -
PARTENARIAT« Entreprises et investisseurs doivent mieux prendre en compte la santé mentale des consommateurs »
Interview vidéo d’Anaïs Cassagnes, Analyste durabilité, Sycomore AM -
La digitalisation accélère la reconfiguration du commerce international
Dans une tribune pour l'Agefi, Gerd Pircher, Interim Head of Global Trade Solutions, HSBC Continental Europe décrypte les enjeux du commerce international avec l'arrivée massive de l'IA et l’ambition de la Model Law on Electronic Transferable Records (MLETR).
ETF à la Une
Les ETF d’actions américaines signent un retour en force au deuxième trimestre
- La nouvelle hausse du Livret A coûtera plus de 800 millions d’euros aux banques
- La Corée, un tigre asiatique qui commence à vieillir
- Le Crédit Agricole lancera une offre de trading crypto avant la fin de l'année
- Christine Lagarde pourrait quitter la BCE plus tôt que prévu à cause de la présidentielle française
- Les actions coréennes approchent du bear market
Contenu de nos partenaires
-
« Une déchéance politique » : de Glucksmann à Aliot, les réactions après la condamnation et la candidature de Marine Le Pen
C’est une décision de justice suivie d’un coup de théâtre qui fait beaucoup parler. Dans la matinée du mercredi 8 juillet, les studios de radio et les plateaux télévisés ont invité pléthore de personnalités politiques de tous bords pour réagir à l’arrêt de la Cour d’appel dans l’affaire des assistants parlementaires du FN. -
Lignes de fondL’agilité, cet objectif trop négligé pour une croissance forte de l’économie
« La faible réactivité des économies développées aux environnements nouveaux pose un redoutable problème de crédibilité aux gouvernants » -
Les stars mondiales du golf féminin à Évian
Du 9 au 12 juillet 2026, l’Évian Resort Golf Club accueille la 32e édition de l’Amundi Evian Championship, dotée de neuf millions de dollars. Nelly Korda, impériale depuis le début de la saison, s’annonce comme la grande favorite d’une édition qui promet d’être spectaculaire.