Jerome Powell, président de la Réserve fédérale américaine (Fed)
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Photo Fed.
La reprise de l'économie américaine est loin d'être achevée et la dynamique risque de s’inverser si le coronavirus n’est pas maîtrisé et si la croissance n’est pas soutenue, a déclaré mardi Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale (Fed), en plaidant pour une aide accrue aux entreprises et aux ménages.
«L’expansion est encore loin d'être achevée. A ce stade préliminaire, je dirais que les risques liés à l’intervention des politiques sont toujours asymétriques. Trop peu de soutien conduirait à une reprise faible, créant des difficultés superflues pour les ménages et les entreprises», a-t-il dit lors de l’assemblée générale annuelle de la National Association for Business Economics (NABE).
«Les risques d’en faire trop semblent pour l’instant moins importants. Même si les mesures politiques se révèlent au final plus importantes que nécessaire, elle ne seront pas vaines. La reprise sera plus forte et plus rapide».
Pendant son allocution, Wall Street évoluait de manière contrastée, l’indice Dow Jones gagnant 0,4%, et le Nasdaq marquant un léger retrait de moins de 0,1%.
La Fed a réduit son taux de référence à près de zéro en mars, a acheté des montant sans précédent d’obligations d’Etat et a proposé de prêter directement aux entreprises, aux villes et aux Etats pour assurer le fonctionnement des marchés.
Républicains et démocrates se trouvent dans une impasse depuis des mois sur des mesures visant à prolonger les allocations chômage fédérales arrivées à échéance en juillet et à fournir une aide supplémentaire aux entreprises, villes et Etats durement touchés par la crise.
Les négociations entre la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, et le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, ont repris au cours des derniers jours, les démocrates du Congrès et la Maison-Blanche tentant de parvenir à un accord avant les élections du 3 novembre.
Le prochain patron de la Reserve fédérale incarne moins une rupture qu’une nostalgie, relève Gilles Moëc, chef économiste d’Axa, celle d’une Fed des années 1990, centrée sur la stabilité des prix, réticente aux bilans hypertrophiés, méfiante envers les outils non conventionnels et attachée à une séparation nette entre politique monétaire et politique budgétaire.
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