Jerome Powell appelle à nouveau la politique budgétaire au secours
La Réserve fédérale (Fed) s’est efforcée d’atténuer les retombées économiques de la crise et reste déterminée à utiliser ses outils aussi longtemps qu’il le faudra pour que la reprise soit la plus forte possible et pour limiter les dommages durables, a expliqué mardi son président lors de son audition devant la Commission des services financiers de la Chambre des représentants, la première des trois auditions prévues cette semaine au Congrès.
Jerome Powell a noté le rebond de l’emploi et des dépenses de consommation depuis le creux touché par la première économie du monde au printemps et au début de l'été, mais il s’est montré prudent pour la suite. «Le chemin devant nous reste très incertain (…). La reprise de l'économie sera plus rapide en articulant politique monétaire et politique budgétaire», a-t-il ajouté.
Appelé à s’exprimer sur les 13 facilités de prêts d’urgence lancées par la banque centrale depuis mi-mars pour débloquer plus de 1.000 milliards de dollars de financement dans l’ensemble, Jerome Powell a reconnu que le Main Street Lending Program, très critiqué pour avoir à peine débuté 6 mois après l’annonce, n’était probablement pas adapté à toutes les entreprises, et qu’il est «plus facile d’accorder des subventions aux PME pour les aider» et donc qu’il faudrait peut-être lancer un autre programme. Mais «la Fed ne peut pas en faire plus» pour augmenter les prêts à l'économie avec ses dispositifs de crédit actuels.
Steve Mnuchin, le secrétaire au Trésor, a, pour sa part, estimé qu’il fallait diminuer les prêts planchers de ce programme de 250.000 à 100.000 dollars.
Plus d'articles du même thème
-
La France évalue le coût économique de la guerre en Iran à plus de 4 milliards d'euros
Le ministre de l’Economie et des Finances a réuni mardi plusieurs ministres avec le Comité d’alerte des finances publiques créé en avril 2025. Ce comité conclut que les recettes fiscales liées au carburant pourraient à peu près couvrir les aides déjà annoncées. Mais pas le coût économique total lié à la remontée de l’inflation, au ralentissement de la croissance et à la charge de la dette, évalué à 4,4 milliards d’euros. -
L’inflation britannique porte les premières traces du conflit au Moyen-Orient
L’indice des prix à la consommation britannique a progressé de 3,3% sur un an en mars, en raison de la flambée des prix des carburants, accélérant par rapport aux 3% enregistrés en février. Pas de quoi pousser la Banque d’Angleterre à agir dès avril, selon les économistes. -
Kevin Warsh appelle à un «changement de régime» à la Fed
L’audition devant la Commission bancaire du Sénat du candidat choisi par Donald Trump pour présider la Fed après le 15 mai a été animée mardi. Elle a confirmé que sa nomination officielle devrait être retardée en raison du différend concernant l’enquête pénale visant Jerome Powell, que le sénateur républicain Thom Tillis considère comme une attaque contre l’indépendance de la banque centrale.
ETF à la Une
Les investisseurs en ETF se détournent des actions européennes
- La banque Delubac taille dans ses effectifs pour faire face à des difficultés financières
- TotalEnergies annonce la couleur avant ses résultats trimestriels
- Bouygues Telecom, Orange et Iliad engagent une consolidation historique des télécoms
- L'entrée en relation bancaire numérique embarrasse les réseaux traditionnels
- Bouygues, Free et Orange entrent en discussions exclusives pour racheter SFR
Contenu de nos partenaires
-
Présidentielle 2027 : Eric Ciotti appelle à l’union des droites, affirmant que « LR a disparu »
Eric Ciotti accuse, mercredi 22 avril, son ancien parti, Les Républicains, d’avoir perdu son indépendance. Il appelle à une alliance des droites avec le RN et son nouveau mouvement, l’UDR, pour l’élection présidentielle. -
AcideBudget : pourquoi la crise au Moyen-Orient a bon dos
Pour le Haut conseil des finances publiques, « l’année 2026 avait démarré sans marge de sécurité budgétaire » avant même l'offensive israélo-américaine contre l'Iran -
Lignes de fondRachat de SFR : pourquoi la création de vrais « champions européens » n’est pas pour demain
Si la France est autorisée à consolider son marché entre acteurs français, les autres pays européens dans une situation comparable seront en droit d’exiger un privilège semblable