Jerome Powell appelle à nouveau la politique budgétaire au secours
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Fabrice Anselmi avec Agefi-Dow Jones
Jerome Powell, président de la Réserve fédérale américaine (Fed)
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Photo Fed.
La Réserve fédérale (Fed) s’est efforcée d’atténuer les retombées économiques de la crise et reste déterminée à utiliser ses outils aussi longtemps qu’il le faudra pour que la reprise soit la plus forte possible et pour limiter les dommages durables, a expliqué mardi son président lors de son audition devant la Commission des services financiers de la Chambre des représentants, la première des trois auditions prévues cette semaine au Congrès.
Jerome Powell a noté le rebond de l’emploi et des dépenses de consommation depuis le creux touché par la première économie du monde au printemps et au début de l'été, mais il s’est montré prudent pour la suite. «Le chemin devant nous reste très incertain (…). La reprise de l'économie sera plus rapide en articulant politique monétaire et politique budgétaire», a-t-il ajouté.
Appelé à s’exprimer sur les 13 facilités de prêts d’urgence lancées par la banque centrale depuis mi-mars pour débloquer plus de 1.000 milliards de dollars de financement dans l’ensemble, Jerome Powell a reconnu que le Main Street Lending Program, très critiqué pour avoir à peine débuté 6 mois après l’annonce, n’était probablement pas adapté à toutes les entreprises, et qu’il est «plus facile d’accorder des subventions aux PME pour les aider» et donc qu’il faudrait peut-être lancer un autre programme. Mais «la Fed ne peut pas en faire plus» pour augmenter les prêts à l'économie avec ses dispositifs de crédit actuels.
Steve Mnuchin, le secrétaire au Trésor, a, pour sa part, estimé qu’il fallait diminuer les prêts planchers de ce programme de 250.000 à 100.000 dollars.
Les indicateurs d'inflation dits «robustes» filtrent les variations extrêmes mais peuvent ne prendre en compte que la moitié du panier de consommation. Ces mesures ont historiquement retardé la détection des phases d’accélération inflationniste.
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Le prochain patron de la Reserve fédérale incarne moins une rupture qu’une nostalgie, relève Gilles Moëc, chef économiste d’Axa, celle d’une Fed des années 1990, centrée sur la stabilité des prix, réticente aux bilans hypertrophiés, méfiante envers les outils non conventionnels et attachée à une séparation nette entre politique monétaire et politique budgétaire.
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