ICE lève un pan du voile sur le profil financier du futur Euronext
Pour obtenir les comptes détaillés du futur Euronext, qu’ICE prévoit de scinder puis d’introduire en Bourse au deuxième trimestre 2014, il faudra encore patienter quelques semaines. L’opérateur américain communiquera ces données dans ses comptes du premier trimestre 2014. Mais hier, pour ses résultats annuels, il a dévoilé de premiers éléments du compte de résultat de la Bourse paneuropéenne.
Euronext dégage plus de 500 millions de dollars (365 millions d’euros) de revenus annuels, selon la présentation des résultats d’ICE. Sa marge opérationnelle oscille entre 33% et 35%. «Ce sont des éléments qui n’avaient pas été communiqués jusqu’à présent», confirmait-on hier au siège du groupe rue Cambon. Euronext comptait par ailleurs 850 collaborateurs à fin septembre 2013, un peu plus que les «environ 800 personnes », dont parlait Dominique Cerutti, directeur général du groupe, dans un entretien aux Echos daté de fin décembre.
Ce périmètre comprend les marchés actions d’Euronext à Amsterdam, Bruxelles, Paris, Lisbonne et Londres, ainsi que les activités de produits dérivés continentaux – ICE ayant mis la main sur ceux du Liffe, à Londres. Il inclut aussi certaines solutions technologiques qui faisaient auparavant partie de Nyse Technologies. L’examen des conditions du détourage par les différentes autorités de marché, dont l’AMF, est aujourd’hui à «un stade très avancé», selon des source proches.
Sachant que Nasdaq OMX et le London Stock Exchange, les opérateurs boursiers les moins chers sur le marché, traitent à moins de 10 fois l’Ebitda en valeur d’entreprise, Euronext pourrait espérer se valoriser autour de 1,2 milliard d’euros sur la base des chiffres communiqués hier.
ICE, de son côté, a révélé hier que la cession du contrôle d’Euronext ainsi que de certaines briques technologiques du Nyse ferait passer sa marge opérationnelle de 45% à 48-49% courant 2014. L’intégration de Nyse Euronext au dernier trimestre a en revanche contribué à ce que la firme dirigée par Jeffrey Sprecher accuse une perte trimestrielle en raison d'éléments non récurrents.
La stratégie de croissance externe d’ICE continue à porter ses fruits, avec des revenus et des résultats opérationels supérieurs aux attentes. Elle s’est concrétisée encore par le rachat récent du Singapour Mercantile Exchannge, qui lui donne une licence de compensation en Asie.
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