HLD fait valoir sa liberté d’investissement dans le dossier Sarenza
Sarenza a trouvé chaussure à son pied avec HLD. La holding d’investissement, qui porte les initiales de ses trois cofondateurs, Jean-Philippe Hecketsweiler, Jean-Bernard Lafonta et Philippe Donnet, entre au capital du spécialiste de la chaussure en ligne. Elle a pu faire valoir à cette occasion sa souplesse: société à capitaux permanents, la structure n’a pas les contraintes d’un fonds LBO en termes de contrôle ou d’horizon d’investissement.
«Réunir un tour de table de 74 millions d’euros en actionnaire minoritaire dans une société en plein développement comme Sarenza n’est pas si facile en France», souligne Jean-Bernard Lafonta. HLD met le gros de ce ticket aux côtés de Bpifrance, un habitué des prises de participation minoritaires. A l’issue de la transaction, la part des dirigeants au capital devrait passer de 80% à un peu plus de 50%. Parmi les fonds qui avaient accompagné la société à ses débuts (Galileo, Amundi…) et qui détenaient encore 20%, certains en profitent pour sortir.
HLD signe là son sixième investissement depuis sa création en 2010. Interflora, le premier, avait toutes les caractéristiques d’un LBO. Depuis, la holding a suivi un modèle à géométrie variable comme le montre la diversité de ses participations. Après Filorga, elle a repris en janvier dernier un deuxième laboratoire, SVR, qui s’apparente davantage à un retournement. Elle a investi en 2013 dans Tranoï, spécialiste de l’organisation de salons pour le monde de la mode, et a pris le contrôle en 2012 de Perfectis, un fonds sponsorisé par Euler-Hermes qui n’était pas parvenu à lever un nouveau véhicule. Perfectis a vocation à intervenir sur les dossiers de 5 à 10 millions d’euros. Sur la base d’une évaluation indépendante, le portefeuille de la holding dégagerait une performance supérieure à 20%.
Au total, «HLD a déployé environ 100 millions d’euros de capitaux et a suffisamment de ressources pour continuer au même rythme», précise Jean-Bernard Lafonta. Ses investisseurs, tels Norbert Dentressangle ou la famille Decaux, peuvent aussi co-investir directement dans une société. HLD réfléchit par ailleurs à l’éventualité de lever un fonds. «Nous avons la capacité de monter un fonds. Cette solution a des avantages, comme la diversification des ressources, mais est plus contraignante. Nous n’avons rien décidé et nous trancherons en fin d’année ou début 2015», indique Jean-Bernard Lafonta.
Plus d'articles du même thème
-
« Les facteurs techniques et l’appétit des investisseurs plaident pour une position modérément surpondérée »
Bart aan de Toorn, gérant et membre du comité d'investissement de l'équipe crédit chez VLK IM -
«Nous anticipons une appréciation du yen d'ici à la fin de l'année»
Evelyn Herrmann, économiste Europe chez Bank of America -
«La hausse des taux de la BCE devrait être la seule pour 2026 et 2027»
Sebastian Paris Horvitz, directeur de la recherche chez La Banque Postale AM
ETF à la Une
WisdomTree dévoile un ETF sur l’ensemble de la chaîne de valeur de l’intelligence artificielle
- Le Crédit Mutuel Alliance Fédérale change de directeur général
- Le Crédit Agricole est confronté à la reprise des grandes manœuvres en Italie
- L'offre d'Intesa sur MPS crée un effet domino pour Axa
- Le commissariat aux comptes séduit plus que jamais les jeunes générations
- Le Crédit Agricole crée une société dédiée à l'IA pour y concentrer ses efforts
Contenu de nos partenaires
-
OPARaphaël Glucksmann : la gauche, c'est lui !
En meeting samedi, le cofondateur de Place publique a envoyé des messages d'amour aux socialistes. Il a besoin du soutien du PS pour devenir candidat à la présidentielle -
L'horizon s'assombritMatteo Salvini, le maillon faible de la coalition Meloni
La crise que traverse le chef de la Ligue, débordé par Roberto Vannacci et confronté à la fronde des élus du Nord, menace l’unité de la droite italienne en vue des législatives de 2027 -
Sur mesureG7 à Evian : ce que les Européens attendent de Donald Trump
Les alliés des Etats-Unis veulent profiter du sommet à Evian pour obtenir des avancées du président américain sur la guerre en Ukraine et une mission de déminage dans le détroit d'Ormuz. Mais rien ne garantit qu'il sera d'humeur généreuse