France Investissement veut impliquer le privé plus en amont
France Investissement rempile. Dans son allocution au salon Planète PME, le Premier Ministre François Fillon a annoncé hier la reconduction du programme de financement en fonds propres des PME pour la période 2012-2020. L’objectif de ce dernier est de soutenir des équipes levant des fonds de capital-risque, capital-développement et des fonds régionaux (au nombre d’environ 210 aujourd’hui). «Avec la crise financière et avec la perspective de nouvelles réglementations prudentielles, les montants investis [par les investisseurs privés] ont fortement baissé. [France Investissement] va voir ses moyens augmenter de façon très significative», a-t-il déclaré.
Concrètement, le Fonds stratégique d’investissement (FSI), détenu à 51% par la CDC et 49% par l’Etat, va porter sa participation dans France Investissement de 400 millions à 500 millions d’euros par an – soit un total de 4 milliards sur la période. Mais son conseil d’administration, réuni mardi dernier, a précisé que cet apport se concrétiserait «dès lors qu’il trouvera des financements privés à accompagner».
Le FSI veut ainsi solliciter ces partenaires (compagnies d’assurances, sociétés de gestion d’actifs, etc.), à hauteur de 100 à 200 millions d’euros par an. «Jusqu’à aujourd’hui, le programme sponsorise des fonds au début de leur collecte, jusqu’à 20% environ, afin d’encourager l’apport d’argent privé, souligne-t-on au FSI. Désormais, l’idée est d’apporter des sommes plus importantes dès le départ, 25% voire 30%, en invitant les institutionnels à intervenir à nos côtés, en amont de France Investissement. Nous donnerons ainsi plus de chances aux levées de fonds». Une structure faîtière devrait ainsi être créée. Cela ne devrait toutefois pas empêcher les futures contraintes réglementaires, notamment chez les assureurs, de s’appliquer; mais le FSI compte aussi sur «l’impulsion des pouvoirs publics» pour convaincre.
En dehors des 4 milliards d’euros d’argent public dans le cadre de France Investissement, l’Etat va engager environ 800 millions dans son programme Investissements d’Avenir, à parité pour le Fonds national d’amorçage et pour le fonds numérique FNS PME. Sans perdre leur identité, ces structures auront le label France Investissement. Au total, l’engagement public représentera quelque 5 milliards d’euros entre 2012 et 2020.
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