Euronext présentera un nouveau plan stratégique au deuxième semestre
Euronext s’est félicité hier d’avoir atteint avec un an d’avance la majorité de ses objectifs financiers établis dans le cadre de son plan stratégique «Agility for Growth», lors de la présentation de résultats annuels en hausse sensible. L’opérateur boursier des places de Paris, Amsterdam, Bruxelles, Lisbonne et Dublin a fait état d’un chiffre d’affaires en hausse de 15,5% à 615 millions d’euros, porté en partie par l’acquisition de l’Irish Stock Exchange l’an dernier. L’intégration de ce dernier a toutefois engendré des coûts, en hausse de 11,2% au niveau du groupe, poussant Euronext à s’engager à réduire la croissance des coûts opérationnels sous les 10% pour 2019. «Euronext a réalisé une solide performance financière en 2018», s’est félicité Stéphane Boujnah, son PDG.
Euronext peut une nouvelle fois mettre en avant sa capacité à maîtriser ses coûts et à renforcer sa rentabilité. La marge d’Ebitda atteint 61,6% sur les activités «cœur» de l’opérateur boursier, qui est parvenu à des économies annuelles de 23,8 millions d’euros dès l’an dernier, un niveau supérieur à l’objectif qu’il s’était fixé pour la fin de cette année, et pour des coûts de restructuration de moins de 15 millions d’euros, loin des 33 millions anticipés. De même, Euronext est parvenu à renforcer sa position sur ses marchés historiques ces dernières années, avec une part de marché supérieure à 65% en moyenne sur les actions et supérieure à 50% pour les options sur actions françaises.
En revanche, les initiatives de croissance restent loin d’achever leurs objectifs financiers. Elles ont apporté moins de 20 millions d’euros de chiffre d’affaires supplémentaires en 2018, encore loin de l’objectif de 55 millions pour 2019, lui-même révisé en baisse par rapport à l’objectif initial de 70 millions d’euros. L’opérateur boursier souligne toutefois les progrès réalisés sur les services aux entreprises, son programme d’accompagnement des PME technologiques et le lancement de son marché pour les ETF prévu dans les prochains mois. Les difficultés d’Euronext à percer hors de ses activités historiques rendent l’acquisition de la Bourse d’Oslo d’autant plus stratégique. Au-delà de l’extension de son maillage européen, le poids de près de 50% du post-marché dans les revenus d’Oslo Bors permettrait à l’opérateur paneuropéen de se renforcer dans un domaine où il est encore peu présent.
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