La Bourse de Londres lance une plateforme de négociation ouverte 24h sur 24

Cette nouvelle plateforme, dénommée LSE 24 et distincte du marché principal, sera ouverte en test à la fin de l’année 2026.
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  • Le London Stock Exchange Group lance LSE24, une nouvelle plateforme de négociation ouverte la nuit cinq jours sur sept.
  • Ce service prendra le relais du marché principal de 17h à 7h50, avec une courte interruption quotidienne de trente minutes.
  • Une phase de test débutera fin 2026 sur les produits indiciels et cotés, avant une future extension aux actions.

Les algorithmes ne dorment jamais. Le London Stock Exchange Group (LSEG) a annoncé le lancement d’une nouvelle plateforme appelée LSE 24, ouverte pendant les heures où la Bourse traditionnelle est fermée et fonctionnant cinq jours sur sept. Avec la création de cette plateforme, la Bourse de Londres entend « soutenir la prochaine génération de transactions numériques, algorithmiques et automatisées », explique-t-elle dans un communiqué.

Alors que le marché principal londonien est ouvert de 8h à 16h30, LSE 24 prendra le relais en assurant les transactions de 17h à 7h50. Le service sera toutefois interrompu 30 minutes entre 18h30 et 19h00 pour les opérations de clôture. « En combinant un accès étendu aux heures d’ouverture et la connectivité automatisée, la plateforme est conçue pour accompagner la prochaine génération de participants au marché, à mesure que les échanges se numérisent, s’automatisent et se mondialisent », assure le LSE.

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Une première phase sur les ETP avant les actions

Une première phase de test sera ouverte à certains clients à partir de la fin de l’année 2026. Les premiers actifs présents sur cette plateforme seront les ETP (exchange traded products), regroupant les fonds indiciels cotés (ETF) ou encore les produits indexés à des matières premières (ETC). « Les ETP constituent un point de départ naturel, compte tenu de la position établie de Londres comme place financière internationale de premier plan pour les ETP et de la forte demande mondiale pour des produits offrant une exposition efficace aux marchés internationaux », justifie le LSE. La Bourse de Londres s’appuiera sur les carnets d’ordres centralisés et les demandes de cotation pour s’assurer de la transparence des prix et assurer la liquidité. A terme, cette plateforme a vocation à être élargie aux actions.

L’initiative suscitera forcément le débat entre ceux qui estiment qu’elle risque de fractionner la liquidité et ceux qui préfèrent plus de flexibilité. « La question clé sera de savoir si les teneurs de marché sont disposés à proposer des cotations régulières tout au long de la séance de nuit, indique Hector McNeil, co-dirigeant de HANetf, à Bloomberg. Sans leur participation, la liquidité pourrait être limitée dans un premier temps. »

Certains professionnels doutent aussi que la cotation permanente inverse la tendance au dépeuplement de la cote londonienne, qui peine à attirer les introductions en Bourse. «L’exode des sociétés cotées de Londres, principalement vers les Etats-Unis, reflète la profondeur, l'étendue et la disponibilité d’une liquidité immédiate sur d’autres places boursières», indique Paul Markham, directeur des investissements en actions chez le gérant suisse GAM.

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