Equistone serait en route pour un deuxième fonds depuis son indépendance
Equistone Partners Europe serait à nouveau sur la route pour collecter son deuxième véhicule depuis que la société de gestion a acquis son indépendance à l’égard de la banque britannique Barclays, en novembre 2011. Selon l’agence Bloomberg, la firme aurait recruté la banque d’affaires Lazard en tant qu’agent de placement pour organiser cette levée de fonds, dont l’objectif sera de 1,7 milliard d’euros. Equistone n’était pas en mesure hier de commenter l’information. Mais le rythme de ses investissements depuis un an et demi justifirait une nouvelle collecte.
Le fonds précédent, baptisé Equistone Partners Europe IV, avait atteint 1,5 milliard d’euros, conformément à son objectif. Il avait déjà été levé avec le concours de Lazard. Il avait été collecté en un peu moins de 18 mois, le processus s’étant achevé en janvier 2013. Il inaugurait la prise d’indépendance de la société de gestion vis-à-vis de Barclays, laquelle, contrairement à d’autres établissements dans le même cas, n’avait pas souhaité sponsoriser le fonds en apportant une mise de départ. A titre de comparaison, la banque britannique avait souscrit un ticket de 700 millions d’euros dans le véhicule de troisième génération, levé en 2007 à hauteur de 2,45 milliards d’euros.
Le fonds IV investit des tickets compris entre 25 et 125 millions d’euros dans des sociétés françaises, allemandes, britanniques et suisses, valorisées entre 50 et 300 millions d’euros (dette comprise). Le recours à la dette est fréquent, mais pas automatique. Equistone a été actif dernièrement, ce qui pourrait expliquer le laps de temps relativement court entre les deux collectes.
Depuis le début de l’année, il a acquis Meilleurtaux auprès du groupe bancaire BPCE, pris le contrôle du courtier en assurances Finaxy Group (sans recours à une dette d’acquisition) auprès du family office Dirigeants et LBO, pris une participation dans le nouveau numéro un des résidences hôtelières formé par le rapprochement entre Park & Suites et Appart’City. En 2013, il avait investi dans Bretèche, Charles & Alice et Européenne des Desserts. Si bien que Guillaume Jacqueau, associé gérant en charge du bureau français d’Equistone, indiquait à L’Agefi en mars dernier que le fonds IV était déjà investi à plus de 50%.
Plus d'articles du même thème
-
Les méga-IPO sont le dernier signe avant-coureur de bulle spéculative
L’introduction hors norme sur le Nasdaq de SpaceX a attiré une demande plus de 4 fois supérieure à l’offre avec une hausse de près de 20% de l’action à la première cotation. D’autres méga-IPO vont inonder le marché, avec des airs de déjà-vu et un parfum de bulle spéculative. -
« La croissance des bénéfices dans l’UE devrait être inférieure au consensus »
Michele Morganti, stratégiste actions senior chez Generali Investments -
«Nous adoptons une neutralité de prudence plus que de conviction sur les actions»
Philippe Perrody, directeur de la gestion diversifiée et allocation d’actifs, actifs cotés chez Sienna.
ETF à la Une
BlackRock lance à son tour un ETF arrimé à l’économie spatiale
- Le Crédit Mutuel Alliance Fédérale change de directeur général
- Le Crédit Agricole est confronté à la reprise des grandes manœuvres en Italie
- L'offre d'Intesa sur MPS crée un effet domino pour Axa
- Le commissariat aux comptes séduit plus que jamais les jeunes générations
- Le Crédit Agricole crée une société dédiée à l'IA pour y concentrer ses efforts
Contenu de nos partenaires
-
Tribune libreLa solidarité mondiale a besoin d’un nouveau modèle : la France peut continuer à ouvrir la voie
Face au repli des grandes puissances sur l’aide au développement, la France doit impulser un nouveau mouvement pour ranimer la solidarité mondiale, estiment dans cette tribune Philippe Douste-Blazy, Elisabeth Moreno et Yann Borgstedt -
Anthropic contraint de suspendre l’accès à son modèle d’IA Fable sur injonction de la Maison-Blanche
Le géant de l'IA a suspendu, vendredi 12 juin, l’accès à ses modèles Fable 5 et Mythos 5 après une injonction des autorités américaines. En Europe, cette décision relance le débat sur la dépendance du continent aux modèles d’IA venus des Etats-Unis -
Feu rougeFin du coup de pouce à la pompe pour les automobilistes allemands
La ristourne fiscale de 17 centimes par litre de carburant prendra fin le 30 juin. La coalition droite-gauche du chancelier Merz étudie des alternatives pour redonner du pouvoir d'achat aux Allemands