Entre espoirs en Ukraine et escalade en Arabie saoudite, le pétrole se stabilise

Les cours des produits pétroliers hésitent après des événements contradictoires. La Russie devrait débloquer des milliers de tonnes de diesel mais les houthis attaquent l’aéroport de Riyad.
PETROL station service essence gazole diesel
Le prix du diesel a reculé lundi matin  -  Photo Christophe Licoppe/European Union
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  • Les cours du pétrole se stabilisent face à des annonces géopolitiques contradictoires en Ukraine et en Arabie saoudite.
  • Le Brent est resté stable à 105 dollars tandis que le diesel européen a reculé de 2,5 % après des annonces de Donald Trump.
  • Moscou a levé son interdiction d’exporter du diesel, permettant l’injection de 500.000 tonnes sur le marché mondial.

Deux évènements se télescopent en ce début de semaine. D’un côté, le président américain Donald Trump a annoncé un accord d’approvisionnement en diesel avec la Russie ainsi qu’une sorte de cessez-le-feu entre Moscou et Kiev mais, de l’autre, les Houthis poursuivent leurs attaques en Arabie saoudite.

Au global, ces nouvelles influaient peu sur le cours du pétrole lundi. L’impact sur le prix du diesel était plus sensible, sans être significatif.

En milieu de journée, le Brent était stable, à 105 dollars, après avoir perdu jusqu’à 2% dans la nuit. Le cours du gazole américain, le NY Harbour ULSD, reculait de 1% par rapport à son cours de vendredi, à 4,64 dollars par gallon, et de 3% par rapport à un pic établi le 8 octobre. De son côté, le diesel européen reculait de 2,5% après avoir perdu jusqu’à 5% dans la matinée.

Les prix des produits pétroliers ont initialement été affectés par une déclaration de Donald Trump indiquant que la Russie allait débloquer 300.000 tonnes de diesel pour les Etats-Unis et les marchés internationaux avant d’annoncer que la Russie et l’Ukraine s’étaient accordé sur un cessez-le-feu concernant les infrastructures énergétiques. Sur ce point, Kiev a toutefois dit attendre de voir les détails et Moscou n’a pas commenté.

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Cessez-le-feu non confirmé

«L’impact immédiat de cet accord est incertain, dans la mesure où les capacités de raffinage de la Russie ont été fortement réduites», a prévenu Tamas Varga, analyste chez PVM. «Cependant, Moscou a partiellement levé son interdiction sur les exportations de diesel, permettant à 500.000 tonnes (environ 3,7 millions de barils) d'être injectées sur le marché international — ce qui équivaut à peu près à un jour de consommation américaine et à environ 13% de la demande mondiale», a-t-il ajouté.

«Le marché intègre l’annonce d’un cessez-le-feu, ce qui n’est pas la même chose qu’un cessez-le-feu confirmé», estime de son côté Florian Ielpo, responsable macro et équipe multi-assets chez Lombard Odier IM.

La portée de ces évolutions sur le prix du pétrole a en outre été contrebalancée lundi matin par l’annonce d’une attaque houthiste sur l’aéroport de Riyad qui a fait 13 morts et des centaines de blessés.

(Avec Reuters)

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