Dexia et la crise de la dette souveraine coûtent cher à la CDC
La Caisse des dépôts (CDC) se prépare à un exercice 2011 difficile. Le premier semestre affiche déjà une chute de 24% de son résultat net part du groupe, à 1,17 milliard d’euros.
Il est vrai cela dit qu’il souffre d’un effet de base défavorable: les comptes du premier semestre 2010 étaient marqués par une contribution exceptionnelle de sa filiale foncière Icade (504 millions d’euros), suite à la cession de son pôle logement à SNI. Le pôle logement et tourisme n’a ainsi réalisé qu’un bénéfice de 91 millions, contre 548 millions un an plus tôt. Sans cet élément, toutes choses égales par ailleurs, le bénéfice de la CDC aurait progressé de 13%.
A cela se sont ajoutées les difficultés de Dexia. Même si elles se sont révélées insuffisantes puisque le démantèlement de la banque a été acté en octobre, les cessions d’actifs anticipées annoncées en mai se sont traduites par une perte de 347 millions d’euros. En conséquence, le pôle Banque - Assurance - La Poste affiche une contribution négative de 122 millions.
La crise grecque a également pesé. La CDC, qui s’est engagée à participer au plan de soutien au pays, a provisionné ses titres souverains grecs arrivant à échéance avant le 1er janvier 2021 à hauteur de 21% au premier semestre, soit une charge nette de 84 millions d’euros.
Le second semestre s’annonce pire. La Caisse devrait enregistrer d’importantes moins-values latentes suite à l’effondrement des Bourses cet été. Le CAC 40 a ainsi dévissé de 23% depuis le 1er juillet. En cause, l’aggravation de la crise à Athènes, qui obligera en outre à déprécier cette fois de 50% l’intégralité de son portefeuille d’obligations souveraines grecques. Augustin de Romanet, le directeur général de la Caisse, en est conscient: il a appelé ses équipes à «faire preuve d’inventivité et de réactivité».
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