Des cash-flows américains records stimuleront les fusions-acquisitions en 2011
Les cash-flows records dégagés par les sociétés américaines l’an dernier devraient soutenir les opérations de fusion-acquisition en 2011, selon une étude tout juste publiée par Allianz Global Investors. Après avoir réduit fortement leurs coûts dans le sillage de la crise financière, les groupes américains, tout comme leurs homologues européens, ont vu en 2010 leur marge brute d’exploitation remonter plus haut que celle des groupes asiatiques, à près de 20% en moyenne pour les sociétés de l’indice MSCI Europe et MSCI USA contre 15% pour le MSCI Asie-Pacifique.
La reconstitution des marges a contribué à un rebond substantiel du cash-flow net cumulé des sociétés américaines, qui a quasiment doublé en deux ans (voir graphique). A côté des investissements industriels, ces groupes devraient donc utiliser ces ressources financières pour augmenter le rythme de leur croissance externe. «On constate toujours une reprise des acquisitions en sortie de crise, les sociétés étant en quête de plus de croissance», relève Stefan Scheurer, analyste senior chez Allianz Global Investors. L’impact devrait être d’autant plus significatif que les groupes américains ont été à l’origine de 45% du montant des transactions mondiales entre 2001 et 2010.
Les cibles les plus convoitées devraient être les capitalisations boursières inférieures à 10 milliards d’euros. Disposant d’un potentiel de croissance plus important que les très grands groupes, elles se sont vendues depuis dix ans avec une prime d’environ 25% par rapport à la moyenne de leur cours de bourse au cours du mois précédant l’annonce de l’opération, «contre moins de 8% pour les très grandes capitalisations», indique l’étude.
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