Début d’année allegro sur le marché primaire obligataire
Les émetteurs européens, mais également américains et asiatiques, se sont pressés en ce début d’année sur le marché primaire obligataire euro, au cas où la situation géopolitique se détériorerait, après les tensions au Proche-Orient. L’obligataire euro est particulièrement recherché pour ses coûts de financements favorables. En deux semaines, les émissions ont déjà atteint 170 milliards d’euros pour les corporate, les financières et les souverains et assimilés, selon Bloomberg. L’an dernier, 221,7 milliards avait été émis sur l’ensemble du mois de janvier. Les seules émissions d’entreprises et de financières dépassent déjà 52 milliards. Au cours de la première semaine active de l’année, du 6 au 10 janvier, le marché a facilement absorbé un montant record hebdomadaire de 92,5 milliards. «Les primes d’émissions sont faibles malgré le montant élevé des émissions et ces opérations sont sursouscrites , note Juan Valencia, stratégiste crédit chez SG CIB. La recherche de rendement par les investisseurs facilite la bonne tenue du marché. Certaines émissions, telles celles subordonnées AT1 de banques italiennes, ont enregistré des carnets d’ordres de dix fois l’offre. Sur le marché souverain, l’Espagne a reçu près de 53 milliards d’euros de demande pour son émission syndiquée à 10 ans de 10 milliards. Les émissions sont en outre bien accueillies sur le marché secondaire. Sur les 130 titres nouvellement émis, 96 ont coté au prix d’émission ou avec un spread plus serré.
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