Davantage d’investisseurs réduisent leur allocation dans le non-coté
La grande majorité des investisseurs dans le domaine du capital investissement garde le cap. 70% des professionnels entendent en effet maintenir leur prévision d’allocation dans cette classe d’actifs en 2010, selon le dernier baromètre semestriel Coller Capital, réalisé à l’automne auprès de 120 investisseurs internationaux. Pour autant, la part des investisseurs visant une réduction de leur prévision d’allocation initiale a quasiment triplé, passant de 4 à 11% sur un an.
«Dans le sillage de la crise, ces chiffres se révèlent toutefois encourageants, près de 90% des investisseurs (LP, limited partners) prévoyant en effet de conserver ou d’accroître leur allocation dans le private equity», a expliqué Daniel Dupont, associé de Coller Capital, à l’occasion jeudi d’une conférence de presse. «Deux tiers des LP ont cependant modifié la méthode de gestion de leur portefeuille. Parmi ceux-ci, 60% ont modifié leurs critères d’investissement et leur appétit pour le risque, 50% ont renforcé leurs méthodes de due diligences et 49% ont demandé un meilleur rapport des comptes à leur gestionnaire», a poursuivi Daniel Dupont.
Sur l’ensemble de la chaîne du capital investissement - du capital risque au LBO en passant par le capital développement - les investisseurs perçoivent les LBO européens et américains de petite et moyenne tailles (respectivement moins de 200 millions de dollars et moins d’un milliard) comme les meilleures opportunités d’investissement. «Les acquisitions de sociétés en faillite, faisant l’objet de plan de sauvegarde ou les divisions cédées par de grandes entreprises sont perçues comme les situations d’investissement les plus attrayantes par les investisseurs», précise Daniel Dupont.
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