Committed Advisors boucle son premier fonds de secondaire à 257 millions d’euros
Committed Advisors vient d’annoncer le bouclage de la levée de son premier fonds à hauteur de 257 millions d’euros. Conseillée par Ashurst, la société de gestion agréée AMF depuis juillet 2010 avait alors réalisé un premier closing à 150 millions, pour un objectif final entre 200 et 250 millions mi-2011.
La vingtaine d’investisseurs est composée de fondations, institutions financières, family offices et personnes fortunées, «pour 90% d’origine étrangère», explique Daniel Benin, managing partner de l’équipe de sept professionnels créée avec Barthélémy de Beaupuy ainsi que deux autres associés anciens d’Axa PE : Jean-Baptiste Stock et Guillaume Valdant. Ce dernier reste basé à Sydney, où il a développé une expertise auprès des investisseurs d’Asie-Pacifique. Il complète une couverture géographique mondiale inédite chez les quelques rares spécialistes de petite et moyenne taille sur un marché secondaire du private equity évalué aujourd’hui à plus de 20 milliards de dollars.
«Nous renouons avec le segment historique des fonds de secondaire avant qu’ils ne montent sur des tailles de transactions plus importantes, délaissant ainsi ce pan du mid-market», rappelle Daniel Benin. Committed Advisors Secondary Fund I investit des tickets de 1 à 75 millions d’euros pour racheter aux investisseurs recherchant de la liquidité des parts dans des fonds de LBO ou capital développement, voire dans des fonds de retournement ou de capital risque.
En un an, l’équipe a étudié 150 offres, dont près de la moitié non intermédiées, et déjà réalisé 8 transactions. Deux autres sont en attente ce qui portera le capital investi au-delà de 100 millions. «Notre taille, notre segment et notre connaissance des fonds évalués de nombreuses fois au cours de nos expériences passées nous ont permis d’être plus réactifs, notamment sur les petites transactions moins concurrentielles par nature», poursuit Daniel Benin.
Autre différence: le fonds pourra racheter, comme sur deux dossiers en cours, des portefeuilles de participations directes dans les sociétés sous-jacentes, par exemple pour permettre la liquidation d’un portefeuille de capital risque arrivé à maturité. «En général via une holding et avec le gérant qui connaît les actifs», des actifs plus mûrs qui permettent d’optimiser la diversification et le couple risque-rendement.
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