Coface confirme son redressement
Les tendances positives affichées par Coface au cours du premier semestre se sont confirmées au troisième trimestre. La hausse des primes et le maintien d’une sinistralité à un niveau particulièrement bas ont permis à l’assureur-crédit de réaliser un chiffre d’affaires nettement plus élevé que prévu. Ses revenus ont progressé de 7% à périmètre et change constant. Le revenu depuis le début de l’année atteint 1,21 milliard d’euros (+0,6%).
La période constitue également pour Coface le cinquième trimestre consécutif d’amélioration de sa rentabilité: le résultat net atteint 25 millions d’euros, contre une perte de 38 millions un an plus tôt. Il porte le bénéfice 2010 au 30 septembre à 60 millions d’euros.
Dans le métier de l’assurance-crédit, les primes ont progressé de 9% sur un an, pour atteindre 830 millions aux neuf premiers mois. La facturation a ainsi progressé de 4% au troisième trimestre, contre des reculs de 24% et 16% aux premier et deuxième trimestres.
L’Allemagne constitue le point fort du groupe (+16% de revenus, à 258 millions). «L’Allemagne est le premier pays ayant mis en œuvre le modèle de Coface, qui combine l’assurance-crédit, l’affacturage et les services de credit management», indique Jérôme Cazes, directeur général. L’affacturage, réorganisé en début d’année, représente d’ailleurs un relais de croissance pour le dirigeant, qui estime que les perspectives lui sont favorables, en raison de la demande des entreprises et de la baisse du coût du risque (-19% depuis le début de l’année).
La sinistralité atteint 48 millions d’euros. Si elle augmente de 3 millions par rapport au deuxième trimestre, elle reste nettement inférieure aux 66 millions observés en 2007, avant la crise. Pour 2011, l’assureur-crédit anticipe la poursuite de l’amélioration de la sinistralité comptable vu le niveau très bas de la sinistralité instantanée observée en 2010 (loss ratio instantané de 37% sur les dix premiers mois). Enfin, la direction compte sur la nouvelle offre, sur le regroupement de ses moyens et le pilotage parallèle des risques et des primes pour continuer sur la voie de la croissance.
La confirmation du redressement ne manquera pas d’alimenter à nouveau les discussions sur la sortie du groupe bancaire BPCE, dont Coface est une filiale. Mais la direction de l’assureur-crédit n’a pas souhaité faire de commentaires sur le sujet.
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