CASA met en vente Crédit Agricole Private Equity
Crédit Agricole SA (CASA) a confié un mandat à la banque d’affaires Arjil afin d’étudier la cession de Crédit Agricole Private Equity (CAPE), société de capital-investissement, a appris L’Agefi de sources concordantes. Le banquier en charge du dossier est une vieille connaissance, Jean-Frédéric de Leusse. Ce dernier, qui n’a pas répondu à nos sollicitations, est un ancien de CASA et connaît le métier. Parmi ses attributions au sein du groupe a figuré celle de responsable des activités de private equity. CASA s’est refusé à tout commentaire, à l’instar de la direction de CAPE.
L’initiative ne serait pas surprenante: tant pour le secteur bancaire que pour celui de l’assurance (dont le Crédit Agricole est également un acteur important), les perspectives réglementaires ne militent pas en faveur du maintien d’une activité de capital-investissement au sein d’un établissement. Les futures normes Bâle 3 et Solvabilité 2 pénalisent fortement – en terme de fonds propres – les engagements des institutions financières dans le non-coté.
Ainsi, Bank of America a récemment vendu son portefeuille de participations à Axa Private Equity. Natixis (groupe BPCE) s’est également désengagé de ce métier – dans un processus plus complexe, par appartement.
Or, CAPE est un acteur important en France. Ses encours sous gestion fin 2010 représentaient 3,3 milliards d’euros (+13% par rapport à 2009), à travers 180 participations. C’est également un protagoniste aux compétences très larges. Ses activités comprennent le capital-risque, le capital-développement, le LBO, mais aussi le co-investissement, les fonds de fonds, la dette mezzanine, les infrastructures et les énergies renouvelables.
Plusieurs sources précisent d’ailleurs que le souhait de CASA est bien de céder l’ensemble de ces activités. En outre, pour que la transaction ait une efficacité optimale d’un point de vue prudentiel, l’objet du mandat inclut les participations de CASA dans les fonds de CAPE.
Mais le groupe Crédit Agricole ne se désengage pas totalement du private equity. Conformément à son plan stratégique pour 2014, la banque souhaiterait en fait se recentrer dans le capital-investissement de proximité, en lien avec ses caisses régionales. C’est pourquoi les sociétés de gestion détenues par le réseau, comme Carvest, ne sont pas concernées par le mandat.
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