Carlyle confirme l’intérêt des fonds pour les secteurs financiers
La firme de private equity Carlyle confirme tout le bien que les fonds d’investissement pensent aujourd’hui des services financiers: elle a annoncé cette semaine la clôture de son deuxième fonds consacré exclusivement au secteur financier, pour un montant d’un milliard de dollars.
Carlyle Global Financial Services Partners II est très légèrement inférieur à son prédécesseur –collecté en 2010 et qui atteignait 1,1 milliard de dollars. Et comme le précédent véhicule, il investira dans les secteurs de la gestion d’actifs et de fortune, l’assurance, le financement sectoriel (specialty finance), ainsi que des activités de dépositaire et liées aux marchés de capitaux. Il se concentrera sur les acteurs de taille moyenne.
«Nous sommes impatients de poursuivre sur la lancée des résultats atteints avec notre premier fonds, dans lequel nous avons cédé plusieurs investissements avec succès, rendu aux investisseurs plus des deux tiers du capital investi et atteint un multiple brut de 1,6 fois le capital investi au 31 mars 2014», indique Olivier Sarkozy, associé gérant de Carlyle, responsable du suivi des services financiers, dans le communiqué du gestionnaire.
Le fonds I a procédé à quelques acquisitions notoires, en particulier la banque d’affaires Duff & Phelps (avec Pictet en co-investisseur), pour 665 millions d’euros, et le gestionnaire alternatif californien TCW, acheté à la Société Générale en février 2013.
Les acteurs du private equity ont multiplié les opérations dans les services financiers ces dernières années, notamment à la faveur de la crise et des contraintes réglementaires, qui poussent les banques et les assurances à céder des actifs non stratégiques ou dépréciés. Dans leur baromètre publié fin 2013, Thomson Reuters et Freeman évoquaient ainsi le rôle central des fonds d’investissement dans l’animation du marché du M&A dans ce secteur pour l’année en cours.
Dernièrement, la candidature de CVC Capital Partners a été évoquée dans les processus de cession des assureurs publics néerlandais ASR Nederland et Reaal NV. Fin 2013, il avait déjà proposé 1,7 milliard d’euros pour ASR, alors que NL Financial Investments –la holding publique qui regroupe les participations de l’Etat dans le secteur financier– le valorisait entre 2,15 et 2,3 milliards d’euros, selon les documents présentés par le gouvernement.
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