Bruxelles ajoute deux pays à sa liste noire sur le blanchiment d’argent
La Commission européenne a annoncé mercredi avoir ajouté l’Arabie saoudite et le Panama à sa liste noire des pays qui menacent le bloc par la faiblesse de leurs contrôles sur le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.
«L’objectif de cette liste est de protéger le système financier de l’UE en prévenant plus efficacement le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme», explique la Commission. À la suite de l’inscription sur la liste, les banques et autres entités relevant du champ d’application des règles de l’UE en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux «seront tenues d’appliquer des contrôles renforcés («vigilance») pour les opérations financières concernant les clients et les établissements financiers provenant de ces pays tiers à haut risque, afin de mieux détecter les flux de capitaux suspects».
«L’argent sale est le moteur de la criminalité organisée et du terrorisme. J’invite les pays figurant sur la liste à remédier rapidement à leurs carences. La Commission est disposée à collaborer étroitement avec eux afin de résoudre ces problèmes dans notre intérêt mutuel», a déclaré Věra Jourová, commissaire pour la justice, les consommateurs et l'égalité des genres.
Au total, 23 pays ou entités figurent désormais sur cette liste (Afghanistan, Arabie saoudite, Bahamas, Botswana, Corée du Nord, Ethiopie, Ghana, Guam, Iran, Irak, Libye, Nigeria, Pakistan, Panama, Porto Rico, Samoa, îles Samoa américaines, Sri Lanka, Syrie, Trinidad et Tobago, Tunisie, les îles Vierges US et Yémen).
Cette liste a été adoptée sous la forme d’un règlement délégué. Celui-ci sera à présent soumis au Parlement européen et au Conseil pour approbation dans un délai d’un mois. Une fois approuvé, le règlement délégué sera publié au Journal officiel et entrera en vigueur 20 jours après sa publication.
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