Bercy fait un geste supplémentaire en faveur des commerçants
Le secteur du commerce est l’un des plus touchés par la nouvelle phase de confinement en vigueur depuis fin octobre en France. Jusqu’à présent, les mesures économiques mises en place pour soutenir les commerçants soumis à une fermeture administrative comprenaient une aide allant jusqu’à 10.000 euros du fonds de solidarité, l’activité partielle, l’exonération des charges sociales et le report du remboursement des prêts garantis par l’Etat.
Alors qu’aucune réouverture n’est envisagée avant le 1er décembre, le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, a annoncé hier soir lors d’une conférence de presse un dispositif «simple et massif» qui concerne les loyers des commerçants. A l’issue de consultations menées depuis plusieurs jours avec l’ensemble des parties prenantes, un crédit d’impôt sera accordé en 2021 aux bailleurs qui renoncent au loyer du mois de novembre des commerçants contraints de rester fermés en raison du confinement.
Le ministre de l’Economie a précisé que ce crédit d’impôt serait de 50% du montant du loyer abandonné pour les commerces employant jusqu'à 250 salariés, et non de 30% comme indiqué début novembre. Ce dispositif s’appliquera dans la limite des deux tiers du loyer pour les entreprises de 250 à 5.000 salariés. Ce crédit d’impôt sera inscrit au budget 2021, a souligné le ministre en invitant «tous les bailleurs» à se saisir de cette mesure qui permettra de soulager la trésorerie des commerçants. «Nous avons aussi voulu traiter des entreprises plus importantes, de taille intermédiaire, parce qu’il y a des galeries marchandes, des galeries commerciales qui sont concernées et qui sont elles aussi menacées», a souligné Bruno Le Maire.
Saluant cette décision, les fédérations de bailleurs signataires de cet accord collectif ont demandé à leurs adhérents d’«annuler les deux tiers du loyer de novembre» pour les commerces fermés qui emploient entre 250 et 5 000 salariés et elles préconisent une annulation totale pour les commerces de moins de 250 salariés. L’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI) et les autres bailleurs jugent cependant qu’il convient de proposer cette annulation de loyer «aux seuls locataires ayant respecté leurs engagements suite au premier confinement». Ils appellent également les collectivités territoriales «à mettre en place des plans de soutien direct aux commerçants qui ont eu l’obligation de fermer en novembre».
Plus d'articles du même thème
-
Les locations meublées saisonnières restent attractives sous conditions
Face à la complexification des lois encadrant les locations touristiques non professionnelles, Hélène Paerels, avocate spécialisée en fiscalité immobilière, fait le point sur ces contraintes réglementaires. -
Les finances publiques sont au bord de l’étouffement
La Cour des comptes lance un ultimatum au gouvernement : ou des mesures rectifiant la trajectoire de la dette publique sont prises maintenant, ou la France va étouffer sous le poids des intérêts à payer, qui pèsent pour la moitié du déficit budgétaire. -
Déclaration de TVA : quand l’IA déclare, qui assume l’erreur ?
La machine peut traiter le volume, accélérer les rapprochements, sécuriser certains contrôles de cohérence. Mais la qualification fiscale reste un acte juridique. Et cet acte engage toujours l'entreprise.
ETF à la Une
Schroders vise une dizaine d’ETF actifs d’ici la fin de l’année
- Le Crédit Agricole lancera une offre de trading crypto avant la fin de l'année
- CMA CGM se renforce dans la logistique du dernier kilomètre
- Kering se retrouve sous pression en Bourse avec la montée des doutes d'analystes
- Les actions coréennes approchent du bear market
- Christine Lagarde pourrait quitter la BCE plus tôt que prévu à cause de la présidentielle française
Contenu de nos partenaires
-
Menace, pardon et unité : Jordan Bardella au défi du rassemblement
A la veille de la décision de la cour d'appel de Paris qui pourrait faire de lui le candidat du RN à l'Elysée, Jordan Bardella soigne son image de rassembleur. Il multiplie les gestes envers les différentes sensibilités du parti, mais ne parvient pas à dissiper les craintes d'une purge -
Stop ou encoreMarine Le Pen, le jugement dernier
La cour d'appel tranche ce mardi si Marine Le Pen peut briguer l’Elysée ou si Jordan Bardella défendra les couleurs du RN. Deux années de sursis ont déjà bouleversé le parti : quel rôle pour leur cheffe si elle n'est plus la candidate ? -
Coup de têteMotion de censure : Olivier Faure, la solitude du frondeur
Il y a six mois, le premier secrétaire du PS avait choisi de ne pas censurer Sébastien Lecornu sur le budget, contre l’avis des siens. Aujourd’hui, il fait le choix inverse, là encore à rebours de la majorité de son groupe, pour ne pas couper les ponts avec des écologistes de plus en plus tentés par Jean-Luc Mélenchon