Bank of America cherche à limiter l’emprise de l’Etat américain
Près d’un an après avoir reçu l’aide du gouvernement, les banques américaines procèdent au remboursement des fonds apportés. Bank of America cherche notamment à se délester d’une partie des 45 milliards de dollars perçus dans le cadre du TARP (Troubled Asset Relief Program), notamment les 20 milliards d’aides additionnelles dans le cadre de la reprise de Merrill Lynch, en difficulté, selon le Wall Street Journal. Cette opération permettrait notamment à Bank of America de ne plus être obligée de divulguer le programme de rémunération de son état-major à Kenneth Feinberg, nommé par le président Barack Obama pour gérer les salaires des patrons. BoA resterait néanmoins sous l’œil de l’Etat concernant sa gestion des risques et des liquidités et le réaménagement de son conseil d’administration.
BoA entend également mettre fin à l’accord conclu avec Washington sur le partage des pertes de Merrill Lynch. Pour ce faire, la banque basée en Caroline du Nord devrait alors s’acquitter d’un paiement compris entre 300 et 500 millions de dollars.
Huit des plus grosses banques américaines ont déjà remboursé le gouvernement, à savoir Goldman Sachs, Morgan Stanley, American Express, Northern Trust, Bank of New York Mellon, State Street US Bancorp ou encore BB&T. Avec le rebond des marchés actions, plusieurs acteurs du secteur ont opté pour l’émission d’actions en vue de renforcer leurs ratios capitalistiques (cf le tableau). « Des banques ont réalisé ces opérations pour rembourser les capitaux reçus dans le cadre du TARP tandis que d’autres ont émis des titres pour combler le manque de capitaux décelés par les régulateurs lors du processus de stress test », relève le bureau d’études CreditSights.
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