Ashurst et Blake Dawson confirment la consolidation du monde des avocats
Le britannique Ashurst et le cabinet australien Blake Dawson ont annoncé hier le regroupement de leurs activités en Asie et leur projet de fusion à l’échelle mondiale sous la marque Ashurst. A partir de mars 2012, les deux cabinets opéreront sous la même bannière en Asie et Blake Dawson sera rebaptisé Ashurst. La fusion des deux entités interviendra début 2014 à l’issue d’un vote complémentaire des associés. Ashurst compte 915 avocats dans le monde et Blake Dawson 828 pour des chiffres d’affaires respectifs de 303 millions de livres et 380 millions de dollars australiens.
«Nous sommes deux cabinets de taille similaire et avons eu la même stratégie de croissance organique. Nous souhaitons répondre aux aspirations plus globales de nos clients, en particulier en Asie où il y a une pénurie de juristes de qualité, et la croissance organique ne permet pas d’aller assez vite», explique Bertrand Delaunay, associé gérant chez Ashurst à Paris. Ils pourront ainsi élargir leur présence dans la région grâce à la complémentarité de leurs implantations (Hong Kong, Shanghai, Singapour, Tokyo, Jakarta) et offrir une «force de frappe» à leurs clients.
Si la fusion réussit, le nouvel ensemble devrait ensuite regarder du côté des Etats-Unis, très probablement via des opérations de croissance externe également, afin d’être présent sur le premier marché mondial du droit. Il s’intéressera aussi aux pays émergents, notamment au Brésil, à la Russie et à l’Inde.
Cette fusion s’ajoute donc aux deux opérations de taille significative réalisées l’an passé. Les cabinets américain Hogan & Hartson et britannique Lovells s’étaient rapprochés en mai sous le nom Hogan Lovells, donnant naissance à l’un des plus grands groupes mondiaux du secteur avec un chiffre d’affaires de plus de 1,6 milliard de dollars. Ce mariage avait été suivi de la fusion également américano-britannique de Sonnenschein Nath & Rosenthal avec Denton Wilde Sapte, devenus SNR Denton.
«Cette opération illustre la course à la couverture internationale qui devient capitale pour les cabinets car ils ont besoin d’être là où sont les places financières et là où sont prises les décisions importantes», relève Olivier Chaduteau, associé du cabinet de conseil en stratégie Day One. Il souligne que plusieurs cabinets d’avocats d’affaires sont actuellement en discussion pour le même type de projet mais que la situation macroéconomique actuelle ne garantit pas leur succès.
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