Alma Consulting Group restructure sa dette pour repartir de l’avant
Alma Consulting Group dégage son horizon de croissance. Le cabinet de conseil en optimisation des coûts espère boucler à la rentrée la restructuration de la dette montée lors de son rachat en LBO en 2007 par le fonds britannique Candover aux côtés des dirigeants. Un pré-accord vient d'être signé entre les actionnaires et les créanciers.
Logée au niveau de la holding et non de la filiale opérationnelle, la dette actuelle dépasserait encore les 400 millions d’euros. Elle devrait être réduite de manière très substantielle, les créanciers seniors (des hedge funds et des banques) prenant à cette occasion le contrôle de la société.
«Le plan d’affaires à trois ans a été approuvé par les créanciers dans le cadre de cet accord préliminaire. Il prévoit une croissance des revenus de l’ordre de 15% à 25% d’ici à fin 2017. A cet horizon, l’international devrait représenter 40% du chiffre d’affaires, contre 20% environ aujourd’hui, et la moitié des résultats», indique Hervé Amar, qui a pris la présidence du groupe en décembre 2013 lors du départ de Vincent Taupin chez Edmond de Rothschild. L’an dernier, Alma CG a réalisé 164 millions d’euros de chiffre d’affaires, en baisse en raison de la crise et des cessions opérées pour recentrer le cabinet sur son métier de base.
Le groupe, qui emploie 1.300 collaborateurs dont 650 consultants dans neuf pays et revendique la place de numéro un mondial, s’est réorganisé en début d’année en créant des business units par types de clients. Les deux divisions ressources humaines (paie, prévention des risques, etc., pour les DRH) et innovation/taxe (crédit d’impôt recherche, par exemple, pour les DAF) apportent encore la majorité des revenus. Deux autres business units, pour les achats et la recherche de subventions, sont en développement, de même qu’une cinquième, plus marginale, dédiée au recouvrement des droits d’auteur des artistes.
Hors de France, Alma CG est présent en Espagne, au Portugal, en Belgique, au Royaume-Uni, en Europe centrale, et au Canada, où il vient de boucler une acquisition. Des pays où les dispositifs de crédit d’impôt ou de subventions sont comparables au système français.
«A l’international, l’idée est de nous renforcer principalement là où nous sommes déjà présents. S’implanter sur de grands marchés comme les Etats-Unis ou l’Allemagne est plus complexe: les dispositifs varient d’un Etat fédéré et d’un Land à l’autre, ce qui empêche la création d’acteurs nationaux ou généralistes», explique Hervé Amar.
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