Allianz CP boucle son troisième investissement dans les infrastructures
Allianz Capital Partners (ACP) a finalisé mercredi son troisième investissement dans les infrastructures. Après une première acquisition réalisée en 2009 dans le domaine des horodateurs à Chicago, la plate-forme d’investissements alternatifs d’Allianz a finalisé une prise de participation, via un consortium, de 24,1% dans le réseau gazier norvégien Gassled.
Réalisée via une holding, détenue à 40% par le fonds de pension canadien CPPIB, à 30% par ACP et à 30% par Infinity Investments, l’opération valorise la participation, détenue auparavant par Statoil, à 17,3 milliards de couronnes norvégiennes (2,3 milliards d’euros). ACP avait déjà réalisé seul un premier investissement dans Gassled, finalisé le 24 janvier. L’opération, qui portait alors sur 6,4% du capital détenu par Total, était valorisée 4,6 milliards de couronnes.
Alors qu’ACP travaille actuellement sur plusieurs dossiers, l’entité ferait partie des candidats en lice pour le rachat du réseau gazier d’E.ON, indiquait mi-janvier une source proche du dossier citée par Reuters. Interrogé par L’Agefi, ACP a indiqué ne jamais commenter les rumeurs ou les opérations en cours.
ACP «axera ses investissements sur les infrastructures dans les prochaines années», a indiqué Rainer Husmann, directeur général d’ACP, précisant que cette classe d’actifs offrait «des rendements stables relativement peu corrélés avec les risques des marchés de capitaux».
ACP, créée en 1998, est une filiale captive d’Allianz gérant quelque 8,5 milliards d’euros. L’entité dispose d’une branche dédiée à des investissements indirects dans le capital investissement et d’une branche directe. Cette deuxième branche présente trois activités que sont le capital investissement (depuis 1998), les énergies renouvelables (depuis 2005) et les infrastructures (depuis 2008).
Dans cette dernière classe d’actifs, ACP réalise des prises de participation comprise entre 20 et 50%. La filiale d’Allianz privilégie les actifs d’infrastructure matures (brownfield) situés en Europe centrale et occidentale, et plus particulièrement les réseaux énergétiques et gaziers ainsi que les réseaux de transport. ACP, qui ne se fixe pas de durée de détention, cherche à conserver ses actifs sur la durée de la concession, pouvant aller jusqu’à 75 ans comme dans le cas de l’investissement réalisé à Chicago.
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