2014 se présente mal aussi pour l’économie italienne
Mauvaise nouvelle pour la zone euro. Au moment où la France s’attend à une moindre croissance cette année, l'économie italienne vient de replonger en récession au deuxième trimestre, pour la troisième fois depuis 2008. Son produit intérieur brut (PIB) a reculé de 0,2% par rapport aux trois premiers mois de l’année eux-mêmes marqués par une contraction (-0,1%), selon la première estimation publiée, mercredi 6 août, par l’Institut de la statistique italien (Istat). Cette baisse, qui a notamment résulté d’une faiblesse de la demande intérieure, selon UBS, a surpris nombre d’économistes. Les experts de la banque suisse avaient tablé sur une légère hausse du PIB comprise entre 0,1% et 0,2%.
L’acquis de croissance à fin juin, c’est-à-dire la performance annuelle acquise dans l’hypothèse ou le PIB resterait stable au troisième et quatrième trimestre, s’établit à se stade à -0,3%, a indiqué l’Istat. Les économistes d’UBS réviseront leur prévision de croissance (+0,2% actuellement) fin août lorsque sera publié le chiffre définitif du deuxième trimestre. Mais ils évoquent d’ores et déjà « tendance baissière ».
La demande domestique n’a aucunement soutenu l’activité, affaiblie par l’insuffisance de la consommation des ménages. La consommation « reste négativement affectée par la hausse du chômage et les pressions à la baisse sur les salaires », explique UBS. Pour leur part, les exportations ont pesé négativement sur l’évolution du PIB. Côté entreprises, les intentions d’investir ne sont pas au rendez-vous du fait des sombres perspectives économiques nationales et du contexte international « risqué » y compris sur le plan géopolitique, précise les experts de la banque helvétique. UBS évoque « un déficit de financements extérieurs, tout particulièrement pour les PME, la colonne vertébrale de l’économie italienne ». De plus la chute des prix des logements continue à peser sur la construction immobilière.
En France, l’activité suscite aussi des interrogations. Bercy a dû démentir, ce mercredi le sombre pronostic prêté par la presse à Michel Sapin, ministre des finances : « si l’on est au-dessus de 0,5 % de croissance à la fin de l’année, ce sera déjà bien ».
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