Wells Fargo solde à son tour un contentieux avec Fannie Mae
Après Bank of America en janvier dernier, pour un total de 10,3 milliards de dollars, puis Citigroup en juillet (à hauteur de 968 millions), Wells Fargo vient à son tour de trouver un accord avec Fannie Mae. L’agence de refinancement de prêts hypothécaires va percevoir 541 millions de dollars en numéraire, compte tenu d’ajustements liés à d’autres rachats de crédits (à hauteur de 50 millions de dollars), ce qui va mettre fin à des poursuites portant sur des prêts hypothécaires douteux accordés par Wells Fargo avant le 1er janvier 2009 puis revendus à Fannie Mae.
Le régulateur du secteur, la Federal Housing Finance Agency (FHFA), a fait pression pour que de telles transactions individuelles soient conclues avec les prêteurs.
Cet accord met un terme au réexamen des rachats de prêts réalisés dans le passé par Fannie Mae, a indiqué lundi dans un communiqué son directeur général Timothy Mayopoulos. Dans son avis réglementaire le plus récent, l’agence avait fait savoir qu’au 30 septembre 2013, ce réexamen était finalisé pour environ 94% des prêts accordés entre 2005 et 2008.
Wells Fargo, pour sa part, avait déjà conclu un accord similaire avec Freddie Mac en septembre, pour un montant de 780 millions de dollars. La banque, numéro un du crédit hypothécaire aux Etats-Unis, a indiqué avoir déjà pleinement provisionné à fin septembre les fonds nécessaires liés à cet accord avec Fannie Mae. Selon ses données comptables du troisième trimestre, Wells Fargo avait reçu à fin septembre des demandes de rachats portant sur 4.422 prêts, pour un montant de 958 millions de dollars, cédés à des entités dans le giron gouvernemental. Environ 80% de ces prêts ont été émis entre 2006 et 2008.
Selon Timothy Mayopoulos, Fannie Mae va pouvoir débuter 2014 en se concentrant sur «l’amélioration du futur du financement immobilier». Placée en compagnie de Freddie Mac sous la tutelle fédérale en 2008, l’agence a très nettement redressé sa situation financière. Au troisième trimestre, elle a dégagé un confortable bénéfice de 8,7 milliards de dollars.
Mais son avenir reste encore incertain. Deux projets ont été présentés récemment aux parlementaires ; ils visent à privatiser le marché du refinancement immobilier américain, à démanteler Fannie Mae et Freddie Mac et à mettre sur pied un système gouvernemental de régulation. Une agitation qui a incité certains fonds, dont Pershing Square, à se positionner au capital.
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