Le réseau entend augmenter de 50 milliards d’euros les dépenses en points de vente d’ici à 2016. La France fait l’objet d’une attention particulière
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Antoine Landrot
Visa Europe entend capter une part importante des quelque 3.000 milliards d’euros de transactions en chèques et en espèces effectuées tous les ans par les entreprises entre elles, mais qui échappent encore aux réseaux de cartes bancaires. Les montants atteignent en particulier 470 milliards en Allemagne, 397 milliards au Royaume-Uni et 389 milliards en France.
«De cette somme, moins de 1% est traitée par cartes bancaires, soit 218 milliards d’euros», indiquait hier Nigel Eaton, responsable de la clientèle des PME pour Visa Europe, à l’occasion d’une réunion organisée à l’attention des banques françaises. La proportion est particulièrement faible en France. Alors que le nombre de PME y est similaire, les transactions réalisées dans les points de vente avec des cartes professionnelles (dites «Affaires» ou «Business») sont trois fois inférieures dans l’Hexagone à leur nombre outre-Manche.
«Le paiement n’est pas considéré par les dirigeants de PME comme un moyen très efficace pour accroître leur activité», poursuit Nigel Eaton. Qui estime qu’entre 10 et 15% des sommes dépensées via des cartes destinées aux particuliers relèveraient en fait du cadre professionnel. «Utiliser une carte adaptée permet à une banque de mieux identifier ses clients et leurs besoins, et favorise les ventes croisées. Le dernier établissement britannique à adopter une offre spécifique a ainsi découvert qu’il disposait en réalité de 700.000 clients PME, un nombre qu’il estimait à environ 400.000», raconte le responsable de Visa.
Le réseau s’est fixé l’objectif d’accroître de 50 milliards d’euros les dépenses en points de vente en 2016 dans ses six principaux marchés européens. Il prévoit pour cela d’investir en moyenne 500.000 euros par pays en 2013 (hors budget de communication).
La France fait l’objet d’un traitement particulier, avec un plan d’investissement de 950.000 euros en 2013 et 450.000 euros en 2014. Les efforts sont faits auprès des banques pour encourager le conseiller à équiper systématiquement le client professionnel en cartes affaires et pour différencier l’offre professionnelle par rapport à l’offre destinée aux particuliers avec des services supplémentaires (comme l’assistance juridique et fiscale). Enfin, Visa veut accélérer l’usage de cette carte en élargissant le réseau d’acceptation, notamment via les points de vente mobile, le paiement en ligne et par téléphone portable; le réseau va également lancer une carte d’entrée de gamme en 2014.
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