Visa pousse ses cartes professionnelles en Europe
Visa Europe entend capter une part importante des quelque 3.000 milliards d’euros de transactions en chèques et en espèces effectuées tous les ans par les entreprises entre elles, mais qui échappent encore aux réseaux de cartes bancaires. Les montants atteignent en particulier 470 milliards en Allemagne, 397 milliards au Royaume-Uni et 389 milliards en France.
«De cette somme, moins de 1% est traitée par cartes bancaires, soit 218 milliards d’euros», indiquait hier Nigel Eaton, responsable de la clientèle des PME pour Visa Europe, à l’occasion d’une réunion organisée à l’attention des banques françaises. La proportion est particulièrement faible en France. Alors que le nombre de PME y est similaire, les transactions réalisées dans les points de vente avec des cartes professionnelles (dites «Affaires» ou «Business») sont trois fois inférieures dans l’Hexagone à leur nombre outre-Manche.
«Le paiement n’est pas considéré par les dirigeants de PME comme un moyen très efficace pour accroître leur activité», poursuit Nigel Eaton. Qui estime qu’entre 10 et 15% des sommes dépensées via des cartes destinées aux particuliers relèveraient en fait du cadre professionnel. «Utiliser une carte adaptée permet à une banque de mieux identifier ses clients et leurs besoins, et favorise les ventes croisées. Le dernier établissement britannique à adopter une offre spécifique a ainsi découvert qu’il disposait en réalité de 700.000 clients PME, un nombre qu’il estimait à environ 400.000», raconte le responsable de Visa.
Le réseau s’est fixé l’objectif d’accroître de 50 milliards d’euros les dépenses en points de vente en 2016 dans ses six principaux marchés européens. Il prévoit pour cela d’investir en moyenne 500.000 euros par pays en 2013 (hors budget de communication).
La France fait l’objet d’un traitement particulier, avec un plan d’investissement de 950.000 euros en 2013 et 450.000 euros en 2014. Les efforts sont faits auprès des banques pour encourager le conseiller à équiper systématiquement le client professionnel en cartes affaires et pour différencier l’offre professionnelle par rapport à l’offre destinée aux particuliers avec des services supplémentaires (comme l’assistance juridique et fiscale). Enfin, Visa veut accélérer l’usage de cette carte en élargissant le réseau d’acceptation, notamment via les points de vente mobile, le paiement en ligne et par téléphone portable; le réseau va également lancer une carte d’entrée de gamme en 2014.
Plus d'articles du même thème
-
Les ETF actifs atteignent un nouveau record d’encours à 2.560 milliards de dollars
Quelque 1.019 ETF actifs, commercialisés par 253 sociétés différentes, ont été lancés au cours des six premiers mois de 2026. -
Vodafone réjouit les investisseurs en relevant ses prévisions
L’opérateur télécoms britannique a publié des résultats supérieurs aux attentes et relevé ses objectifs annuels après la montée au capital de l’africain Safaricom. Une bonne nouvelle pour son nouvel actionnaire de référence Xavier Niel. -
Le crédit poursuit sa bonne dynamique en zone euro
Les prêts aux entreprises non financières ont continué sur leur lancée en rythme annuel avec +4% en juin comme en mai, tandis que les prêts aux ménages ont progressé au rythme de 3% sur un an pour le septième mois de suite.
ETF à la Une
Amundi met en place deux ETF sur les puces mémoire et les centres de données
Contenu de nos partenaires
-
L'amour du risquePourquoi la Corée du Nord pourrait envoyer 30 000 soldats de plus en Ukraine
Selon le président Zelensky, Pyongyang aurait accepté de fournir de nouveaux contingents d'hommes pour suppléer l'armée russe -
Série (10/28)Un été d'essais politiques : Jacques Delors, le malentendu
Pour l'Opinion, notre chroniqueur Bernard Quiriny a rouvert des essais politiques d’hier à aujourd’hui, des classiques incontournables aux livres de circonstance oubliés -
La City contre-attaqueLondres, indétrônable place financière européenne – ou presque
SERIE. Cet été, l’Opinion vous invite à découvrir les transformations de la City de Londres. Le Brexit puis le Covid ont ébranlé la position de cette place financière, longtemps considérée comme sans rivale en Europe et des plus influentes au monde. Dix ans après le référendum, le centre du pouvoir financier britannique s’est adapté à ces bouleversements