UniCredit passe ses comptes à la paille de fer
UniCredit a publié mardi une perte nette annuelle inattendue de 14 milliards d’euros, conséquence de lourdes charges de dépréciations de survaleurs et de provisions sur créances douteuses. Le numéro un du secteur en Italie par les actifs a inscrit un total de 13,7 milliards d’euros de provisions pour créances douteuses dans ses comptes, dont 9,3 milliards pour le seul quatrième trimestre. Les analystes financiers prévoyaient en moyenne un montant d’environ 4 milliards. Les dépréciations de survaleurs s'élèvent à 9 milliards d’euros, la banque ayant fortement réduit la valeur des acquisitions réalisées depuis 2005, parmi lesquelles figure celle de l’allemand HypoVereinsbank.
Le groupe passe ainsi son bilan à la paille de fer avant son inspection par les autorités européennes dans le cadre de l’asset quality review (AQR) de la BCE et des tests de résistance de l’Autorité bancaire européenne. Il a assuré qu’il n’aurait pas besoin d’augmenter son capital. UniCredit, qui a publié un plan stratégique à horizon 2018, a annoncé son intention d’introduire en Bourse Fineco, sa filiale de banque en ligne, et de vendre sa division de gestion d’actifs à risque.
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