« Une chute de l’ordre de 55 % du nombre d’offres d’emplois »
Hakan Enver, managing director au sein du cabinet de recrutement Morgan McKinley
Dans quelle atmosphère le marché de l’emploi dans la City baigne-t-il ?
Le climat est clairement à l’anxiété. Les entreprises de services financiers continuent de recruter mais pas de manière aussi importante qu’attendu. En février, nous avons constaté une chute de l’ordre de 55 % du nombre d’offres d’emplois sur l’année, et une baisse de 49 % comparé à janvier. Le nombre de candidats est également en net recul : -44 % en février comparé à février 2018.
Certains secteurs tirent-ils tout de même leur épingle du jeu ?
L’incertitude a clairement mis à l’arrêt un certain nombre de projets. A contrario, les métiers liés à la réglementation, l’audit et la gestion des risques ont le vent en poupe. Les profils technologiques sont aussi très recherchés par les banques, qui n’ont pas hésité à transformer profondément leur culture pour attirer des « Millennials », beaucoup plus à l’aise avec des environnements de bureaux moins formels.
A quoi peut-on s’attendre pour les prochains mois ?
La période qui avait précédé le référendum sur le Brexit en 2016 et les élections législatives en 2017 s’était accompagnée d’une certaine torpeur. Ce n’est que deux mois après ces événements que le rebond s’était fait sentir. On peut très bien imaginer que les mois qui suivront la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne se traduisent, en cas d’accord, par une reprise des recrutements. A l’inverse, un « hard Brexit » pourrait se traduire par une chute brutale.
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