Un désir d’évolution chez les responsables financiers
Un dirigeant financier sur deux (55 %) – seulement – se dit satisfait de son poste. C’est du moins ce qui ressort de l’étude*« Directions financières : quelles perspectives quand les métiers changent ? », réalisée par Michael Page en partenariat avec le réseau des Directeurs financiers et de contrôle de gestion (DFCG). C’est peu, pour un « acteur incontournable » qui « donne du sens aux chiffres pour la direction générale comme pour les opérationnels », remarque Bruno de Laigue, président de la DFCG.
Parmi les responsables contents de leur sort, 73 % estiment être désormais considérés comme de vrais business partners auprès du directeur général et des équipes opérationnelles, et 55 % indiquent avoir une implication centrale dans les projets de transformation de l’organisation.
Pour les 45 % d’insatisfaits, l’une des raisons invoquée (par 42 % d’entre eux) est le manque de reconnaissance de leur travail par leur hiérarchie. Ce qui, selon la DFCG, s’explique « notamment par un décalage entre la perception de leur employeur et la réalité du quotidien des dirigeants financiers ». Lesquels doivent composer avec des effectifs tendus et restent tenus de gérer des missions à haut impact stratégique dans le respect des échéances et contraintes réglementaires.
Autre grand motif d’insatisfaction : le manque de perspectives professionnelles et d’opportunités de carrière (60,5 %). Au sein des PME, il leur est difficile de se projeter au-delà de la direction générale. C’est d’ailleurs la prochaine étape envisagée par 20 % des responsables interrogés. De fait, les grands groupes offrent davantage de possibilités, qu’il s’agisse d’un changement de périmètre ou de filiale – ce à quoi aspirent 21 % des répondants.
*Etude Michael Page/DFCG menée en ligne entre novembre 2018 et janvier 2019 auprès de 386 responsables financiers.
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